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CHAPITRE
02-La
boîte à outils |
![]() |
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Faire
faire, laisser faire, faire refaire |
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Faire
travailler, laisser travailler, faire retravailler |
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Quand
les cours deviennent des jeux de société |
Les questions et les objections ci-dessous ont été formulées par des
assistants de français au cours de réunions et de stages au Royaume-Uni et en
France,
mais aussi par des professeurs de différents
pays.
Les réponses, que nous avons voulues directes et synthétiques, sont des
repères. Confrontez ces affirmations péremptoires et redondantes à votre expérience.
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1. |
- Le CONTRAT, comment ça peut marcher ? |
| 2. | |
| 3. | |
| 4. |
- Si je présente les objectifs, qu’est- ce que je peux leur dire ? |
| 5. |
- Le CONTRAT, comment ça peut marcher ?
- Comment faire !?
- Pourquoi expliquer les
objectifs aux élèves ?
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- C’est encore une - double - question de confiance : Auront-ils
confiance en vous ? en eux ? |
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Les
élèves sont des gens prudents ou, parfois, méfiants. Ils s’interrogeront
sur vos buts et vos intentions : «Où
est-ce qu’on veut en venir ?», «Où ça va nous mener, tout ça ?», «A
quoi ça sert ?». Beaucoup risqueront de s’arrêter à ces questions, de
freiner leur investissement et d’apprendre à moitié. Ils n’auront pas
envie de se laisser entraîner dans une activité sans savoir où ils vont. Vous
aurez à gagner leur confiance. |
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De
plus, parler en public n’est pas facile : on se sent souvent ridicule quand on
commence à s’exprimer dans une langue étrangère, on a peur de faire des
fautes, de rater quelque chose devant tout le monde, etc. Parlez de vous :
« J’avais tel problème en anglais, en arabe, en chinois, en espagnol,
etc, maintenant c’est fini »,
racontez et... faites-les juges de votre niveau. Prenez les exemples d’élèves
d’autres classes qui ont progressé et racontez ! Aidez-les à avoir confiance
en eux. |
- Si je présente les objectifs, qu’est-ce que je peux leur
dire ?
| · A la fin du cours | vous aurez compris tous les mots du texte. |
| · A la fin du cours | vous serez capables de jouer un dialogue de mémoire et de prononcer
les répliques d’une façon acceptable. |
| · A la fin du cours | vous aurez rédigé un texte intéressant et
grammaticalement correct. |
| · A la fin du cours | vous aurez produit une vingtaine de questions réutilisables. |
- C’est bien beau... mais si ça
ne marche pas ?
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Au moment du BILAN, vous remarquez que certains ont échoué ? D’accord, vous et eux n’avez perdu qu’une partie (une bataille, pas la guerre).Grâce aux discussions du BILAN, on proposera des solutions techniques que testeront ceux qui n'auront pas réussi. |
| 1. | Le BILAN, qu'est- ce que c'est ? A quoi sert-il ? |
| 2. | |
| 3. | Comment faire le BILAN ? |
| 4. |
- Le BILAN, qu’est-ce que c’est ? A quoi sert-il ?
- Pourquoi À LA FIN DU COURS et pas avant ?
- Vous avez raison. Parfois, en particulier avec de jeunes élèves qui "se bloquent" ou se déconcentrent, il sera bon d'interrompre l'activité et de faire une pause BILAN - une pause métacognitive - pour discuter, corriger la procédure de travail et chercher des outils, des ressources, des conseils pratiques.
On essaiera quand même d'habituer les apprenants à supporter leurs moments d'incompréhension, d'incertitude, de satisfaction mitigée. Patience! D'activité en activité, ils se rendront compte peu à peu qu'ils vivent des expériences complexes et riches (les difficultés stimulent l'imagination pratique), et qu'ils peuvent attendre un peu pour en parler ... à la fin du cours. Et en français!
- Comment faire le BILAN ?
Leurs
solutions, leurs techniques et leurs commentaires vont également vous permettre
de privilégier les activités les plus prisées et les
plus efficaces, et de concocter les
exercices de renforcement dont ils ont besoin. Posez des questions:
| - Quel exercice avez-vous préféré ? | (sollicitez leur opinion) |
| - Quand avez-vous senti que vous aviez compris le sens global du texte ? |
(sollicitez leur intuition) |
| - Quelles difficultés avez-vous rencontrées ? | (sollicitez leur
esprit d’analyse) |
| - Comment avez-vous fait pour comprendre ? | (sollicitez
leur réflexion) |
| - Est-ce que vous avez été aidé par un collègue ? Avez-vous aidé un collègue ? Comment a-t-il fait ? Comment avez-vous fait ? | (sollicitez
leur mémoire pratique) |
Notez leurs bonnes idées
par écrit et conservez-les : les réponses d’une classe vous serviront à
animer les discussions dans une autre classe ou bien à relancer le débat !
- Le BILAN ... la métacognition... la métacommunication... c'est le temps pris aux activités de langue... N'est-ce pas du TEMPS PERDU ?
- En fait non. Les moments de BILAN rendent les rendent les problèmes d'apprentissages de chaque élèves intéressants pour tous.
Les difficultés à comprendre ou à exprimer ne sont pas de simples <<problèmes personnels>> plus ou moins honteux et stigmatisés mais des problèmes techniques que tout le monde rencontre un jour ou l'autre. On parle, on raconte, on compare, on fait des rapprochements, on se souvient, on reformule, on s'interroge, on propose des méthodes (voire des "astuces") et des procédures. On verbalise les situations- problèmes, on réfléchit et on imagine des solutions pratiques.
Ces règles du jeu devraient aider les apprenants à surmonter leur peur de l'erreur et de "la faute", leur peur du ridicule et de la honte
| 1. | |
| 2. | |
| 3. |
- Faut-il ÉVITER LES DIFFICULTÉS aux apprenants ?
-Non, au contraire. Il s'agit de réunir des conditions suffisamment bonnes pour qu'ils les affrontent "en force". " En force" parce que les apprenants les attaquent avec d'autres élèves ou étudiants (ou même le professeur !), et avec des outils...
Ou encore seuls, avec un matériel étudié (des exercices, accompagnés des réponses ou des corrigés dans le désordre ; une traduction à reconstituer...)
- Alors, ILS RÉUSSIRONT A TOUS LES COUPS !?
- Non plus. Le professeur pourra même, de temps en temps, créer des situations d'échec contrôlé.
Droit à l'erreur. Droit aux difficultés. Droit à l'échec... Sur la voie du succès final.
- N'importe quoi !... C'est à n'y rien comprendre.
|
- Je m'explique |
|
Comment entraîner les apprenants à vaincre les difficultés? Leur en faire rencontrer ! |
|
Comment les aider à surmonter les moments d'échec ? Leur en faire vivre, délibérément, à plusieurs en équipe, et même seuls. Puis leur donner les moyens techniques de les dépasser. |
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C'est en utilisant et réutilisant des documents, des fiches et des procédés, qu'ils parviendront peu à peu à résoudre bien des problèmes d'apprentissages. Et ils pourront le faire parce que le professeur leur en laissera le temps. |
STRUCTURER
MAIS ...
- C'est ennuyeux, c'est contraignant ces
SCHÉMAS
DE COURS ! Par exemple,
cette MISE EN PLACE et sa séquence
1. Objectifs
! 2. Plans du cours !
3. Le contrat !
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Un
conseil en passant et en langue théorique et codée : Organisez votre séance
sur la base d’un enchaînement d’activités structuré. Grâce à ce plan,
ce script, ce scénario, vous soutiendrez les
efforts de vos élèves pour structurer
mentalement leurs connaissances. |
- Mais ça va devenir fastidieux !
pour les élèves comme pour l'assistant...
|
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Lorsque
des éléments se répètent d'une séance
à l'autre (mêmes phases, même progression, mêmes types d’activité),
demandez à un ou deux élèves volontaires de rappeler les
objectifs et le
contrat de la séance précédente, ou contentez-vous de faire
allusion à ces repères. Le contrat
est très important : considérez
vos élèves comme les partenaires d’une expérience
d'apprentissage : une expérimentation
mais aussi un événement. |
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Ils en deviendront les juges-évaluateurs en fin de parcours - cf. phase D. BILAN / ÉVALUATION. Vous leur demanderez alors de comparer les résultats de cette séance avec ceux de vos autres cours et d’en tirer des conclusions, des hypothèses sur ce qui marche et marche moins, avec qui, dans quelles conditions. Écoutez-les et prenez des notes. |
- Et si je veux faire autre chose
!?
- Je ne dispose
que
de 45 mn. Avec
votre MISE EN PLACE et cotre BILAN, il ne va pas me rester beaucoup de temps
pour les activités!
| - Voici quelques propositions pour gagner du temps. Soit une tâche de compréhension de texte: | |
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1. |
Vous avez détaillé LA MISE EN PLACE à l'occasion d'un cours récent sur le même
type de document. Vous en rappelez les éléments principaux en quelques
phrases d'introduction. |
| 2. | Vous multipliez les groupes de 4 élèves. |
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3. |
Vous réduisez les objectifs et les
activités à la compréhension globale
du document : repérage de mots suivi de deux ou trois hypothèses ; production
de questions en équipe. |
|
4. |
Vous distribuez les questions sur le
document avec... les
réponses. Et
vous travaillez sur l'utilisation autonome
de documents accompagnés d'exercices et de leurs corrigés. |
- C’est difficile de BIEN GÉRER LE TEMPS de son cours...
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S’ils s’intéressent peu à l’exercice, s’ils butent sur une activité difficile mais nécessaire, vous pouvez éviter de capituler. Réanimez la classe en distribuant le corrigé pendant qu’ils piétinent, déclenchez la discussion-analyse en confrontant leurs réponses au document, au libellé de l’exercice et au corrigé ! |
- J’ai prévu trop d’activités. Il me reste 10 à 15 minutes. Je
sais que je n’arriverai pas à tout
faire (ou plutôt à tout faire faire). Alors !?
| 1. |
- Est-ce que je peux
UTILISER la
langue 1 avec mes élèves ? |
| 2. |
- Pour gagner du temps, est-ce qu’il ne faut pas TRADUIRE les mots
difficiles ? |
| 3. |
- Est-ce que je peux
UTILISER la
langue 1 avec mes élèves ?
| |
|
NON,
si vous traduisez au coup par coup, en interrompant
l’exercice pour répondre à un élève puis à un autre. |
|
NON,
pas pendant les activités (la phase B) du plan : la mise en scène du cours et la variété
des tâches et des supports doivent leur permettre de travailler sans que vous
leur parliez en langue 1- ou en anglais. |
|
NON,
pas la plupart du temps : ils ont trop peu l’occasion d’échanger en français! |
| OUI, mais ponctuellement et à certaines phases du cours (au début et à la fin... comme le conseillent les fiches de La Boîte à Outils) et en reformulant en français. |
| OUI, quand ils échangent en groupe. Invitez-les à parler travail en français et éclipsez-vous. Ne les épiez pas! |
- Pour gagner du temps, est-ce qu’il ne faut pas TRADUIRE les mots
difficiles ?
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1)
Plusieurs apprenants
n’ont pas saisi le sens d’un mot-clé. |
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|
2)
Vous donnez -
sans commentaire - un antonyme (contraire), un synonyme ( équivalent) ou un exemple d’emploi en français. |
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3)
Vous leur demandez s’ils
ont deviné. |
|
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4)
Au cas où certains hésitent,
d’autres leur traduisent. |
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Différez,
et vous stimulerez leurs capacités d’inférence et de construction. A court
terme cette démarche prend du temps mais, à long terme, elle leur
fera gagner du temps (des bases et des stratégies efficaces auront été
acquises). Pour bien enseigner comme pour bien conduire, il faut savoir
ralentir. |
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|
De
plus, vous les préparerez à l’usage du dictionnaire unilingue. |
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- Peut-on utiliser des TRADUCTIONS ?
|
-
A consommer avec modération. Précisez les moments, les tâches et les rôles.
La plupart du temps, la traduction orale ou écrite des documents authentiques
pourra intervenir à la fin du cours
ou après l’activité de compréhension détaillée. L’assistant distribuera le
texte traduit pour aider les apprenants à vérifier
leurs hypothèses. |
|
Pourquoi ne pas organiser des allers et retours entre les langues 1 et 2 en jouant au Trivial Poursuit ou avec des quizzes : certains élèves parlent en français, d’autres reformulent en langue 1 et puis on inverse les rôles ? |
|
Enfin,
la fiche Que faire avec un texte ?
propose des activités de construction / déconstruction à partir du texte en
français et de sa traduction. Des puzzles
efficaces. |
FAIRE PARLER EN FRANÇAIS
MAIS ...
| 1. | |
| 2. | |
| 3. | |
| 4. | |
| 5. |
- Parler uniquement en français avec des élèves FAIBLES, est-ce réaliste
? |
| 6. | |
| 7. | |
| 8. |
- Ils N’OSENT PAS parler en
français.
- Les problèmes de temps...
|
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|
Pour parler une langue étrangère ou avancer dans une mer un peu froide, on a besoin de se saisir. Il faut du temps pour obtenir que les élèves acceptent de changer de peau et de jouer aux francophones. Comment les convaincre ? Montrez que vous croyez à ce que vous faites et à leur réussite, en vous appuyant sur leurs progrès... que vous leur ferez constater. Racontez- leur les progrès d'autres apprenants! |
- Ils sont incapables de
formuler des phrases en français.
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|
Enregistrez-les et réutilisez leurs enregistrements. Vous verrez, c’est magique. (C’est commode avec les petits groupes de quatre ...et plusieurs magnétophones.) |
| N’insistez
pas sur les difficultés de prononciation du français, vous risqueriez
d’augmenter celles de vos élèves et d’exagérer les différences entre les
deux systèmes linguistiques. Essayez plutôt d’intégrer les formes
difficiles dans des activités, en les prononçant
et reprononçant avec eux. |
|
A l’occasion d’un jeu de rôles, vous pouvez aussi remarquer les élèves qui sont parvenus à bien articuler ; faites-leur répéter les séquences intéressantes ; proposez-leur d’entraîner les moins hardis en petit groupe ou en duo. |
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Réutilisez les textes des dialogues et des jeux de rôles reproduits dans les manuels. Avant de se sentir à l’aise, vos élèves auront besoin de jouer le même dialogue plusieurs fois (assis puis debout, avec le magnétophone, et enfin en public) en variant leurs gestes, leur débit et leur intonation. Qu’ils s’amusent à modifier les répliques, c’est bon pour la mémoire. |
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Le
saviez-vous ? : S’ils n’ont plus peur de parler
ils hésiteront moins à comprendre
ce qu’ils entendront. |
| Encore une chose: lire à haute voix aide à stocker en mémoire les expressions et les phrases. |
- Que faire lire à
haute voix
?
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Pourquoi
ne pas réutiliser les récits ou les dialogues créés par les élèves
d’autres classes du même établissement ? |
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Pourquoi
ne pas enregistrer leurs lectures à
haute voix, puis en faire écouter les meilleurs extraits à une classe qui
n'aura pas encore étudié le texte ? |
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Un
exemple d’activité paradoxale : on peut également habituer les apprenants à
mettre le ton en leur donnant à lire un texte... dont ils ne comprennent pas le
sens ! Étonnez-les d’eux-mêmes.
L’OBJECTIF est de distinguer prononciation et compréhension... et de donner le change
en parlant avec aplomb. Enregistrez-les, faites-leur aussitôt réécouter leurs
lectures ; soulignez ce qu’ils ont bien prononcé sans comprendre... mais à
s’y méprendre. |
|
NOTE
SAVANTE : Cet entraînement délibéré au bluff
- honnête - peut même leur faire deviner rétroactivement le sens de ce
qu’ils auront prononcé (voir aussi la fiche CHANSON et la question précédente). |
- Parler uniquement en français avec des élèves
FAIBLES, est-ce réaliste
?
|
|
|
« Je
ne parlerai qu'en français durant les
activités. Les cours sont fondés sur le pari suivant que nous gagnerons :
si vous ne comprenez pas tout tout de suite, vous comprendrez plus
tard, petit à petit. |
|
Soyez
patients, faites-moi
confiance... et faites-vous confiance : ayez
confiance en vous et dans l'efficacité des échanges en groupe. Vous
pouvez comprendre et apprendre tout ce que je vous proposerai. |
|
Par
ailleurs, lorsque je parlerai en français à toute la classe, il sera possible
d’aider son voisin en lui
chuchotant une explication ou une traduction. Enfin, je répondrai à vos
questions, au moment du BILAN - ÉVALUATION ». |
- Pourquoi ne pas EXPLIQUER LES CONSIGNES en français ?
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Les
élèves voient peu le professeur : au lieu de passer trop de temps à expliquer
des tâches en français, utilisez plutôt la langue
cible pour donner des informations utiles, faire découvrir des choses, répondre
à la curiosité sur les Français et la France. Si votre CONTRAT est
clair et s’ils se servent des outils d’apprentissage à leur disposition,
pendant les activités vous pourrez parler seulement en français. |
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Au
bout de quelques semaines vos élèves seront habitués à votre démarche, vous
pourrez alors, en français, rappeler les
consignes des activités connues (ils peuvent aussi utiliser leurs manuels)
et animer les discussions de l’étape BILAN- ÉVALUATION. Vous (et vos élèves
eux-mêmes) découvrirez que bien des apprenants sont capables de parler en français de ce qu’ils viennent d’étudier. (On m'a
vérifié! On l'a filmé!) |
- Comment encourager les élèves
hésitants ?
|
|
|
Vos élèves oseront parler en français s'ils vous font confiance, s'ils se sentent à l'aise dans le groupe et si le sujet et l’activité les intéressent. Soyez intéressant et faites-les parler de choses intéressantes. |
- Comment faire CHANTER les élèves ?
|
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|
Donnez-leur ensuite le choix : faites chanter un vers
ou une phrase aux volontaires et demandez aux plus timides de le réciter haut
et fort. Puis chantez à nouveau. |
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A
la fin du cours, les plus courageux chanteront le couplet
et la classe reprendra le refrain en
choeur ! |
| Combien de gens parlent mieux l'anglais grâce au karaoké! |
- Comment intéresser
les élèves à
des thèmes
sérieux comme la
pollution, la
mondialisation ? Ils n’ont pas d’idées.
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1. Préparez des documents stimulants (spectaculaires, intrigants, énigmatiques) sur l'actualité ou l'histoire : photos, titres de presse, articles (articles courts, articles narratifs et faits divers), extraits d'émissions télévisées et d'émissions de radio (témoignages de jeunes), sondages, bandes dessinées, dessins humoristiques, mots d’enfants, Brèves de comptoir et blagues. |
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2.
Demandez à vos élèves répartis en groupe de rédiger
le maximum de questions puis de les regrouper en quelques thèmes. |
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3.
Chaque groupe posera ensuite ses questions au reste de la classe. Vous interviendrez seulement après
que les apprenants interrogés auront avancé leurs réponses. |
|
NOTE
: Facilitez leur recherche : ils auront à leur disposition une liste de questions types. Recueillez les questions inventées dans
une classe pour les poser dans une autre. |
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Si vous utilisez un manuel ou des fiches d'exercices, confiez les corrigés des exercices à un groupe qui, au bout d’un moment, dévoilera et expliquera les réponses aux autres équipes. |
-
Ils manquent de VOCABULAIRE.
-
Préparez des listes de mots et
d’expressions utiles que vous afficherez ou que vous polycopierez. Ayez
aussi recours aux services des apprenants les plus avancés.
- Comment ?
|
|
|
Il peut également passer dans les groupes et aider ceux qui le sollicitent (il assiste le professeur). En renseignant et en corrigeant les autres, il renforcera ses acquis. |
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Enfin,
dans le cas où des élèves faibles ont à intervenir oralement (poser des
questions, émettre une opinion, faire un petit discours, raconter une
histoire), dans un cours de conversation par exemple, les plus avancés peuvent
tenir les rôles de souffleurs (ou de
consultants) et rappeler à voix
basse les tournures utiles aux orateurs embarrassés. |
|
Donner-leur du temps : du temps pour préparer leur réponse ou leur intervention, du temps pour parler. Soyez patient SVP ! |
- Au début, ils sont intéressés mais ça TOURNE COURT, faute d’idées
nouvelles.
|
-
Préparez une batterie de questions
dont vous trufferez vos activités. Pour relancer le débat, répondez vous-mêmes
de temps en temps à certaines d'entre elles. Vous pouvez également échanger
des anecdotes avec les élèves : des
récits vécus ou des exemples tirés des médias. |
|
Les
cours de conversation aideront les
apprenants à enrichir leur pensée : à
se changer les idées. Au lieu d’en rester à leurs opinions et à leurs
connaissances de départ et de passer machinalement à autre chose, ils pourront
approfondir les sujets et réfléchir
sans douleur : en reformulant oralement les arguments des autres (même
s’ils ne les partagent pas) et en recherchant des faits nouveaux et différents.
(N’oubliez pas de leur montrer l’exemple.) |
|
Pariez
qu’ils éprouveront la joie de penser et de discuter... en parlant français. |
- Faut-il que j'explique ?
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|
OUI
! quand ce sont des apprenants qui posent les questions et que vous vérifiez
poliment qu’elles intéressent plusieurs personnes. |
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OUI ! parce qu'il faut montrer l'exemple. Parvenez devant eux à expliquer un mot- clé... en peu de mots et clairement : |
|
| 1) en l’employant dans des phrases |
|
| 2) avec des antonymes connus (devinette facile). |
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|
OUI
! si vous faites comprendre (une construction, une conjugaison) en n'expliquant
pas directement... mais en renvoyant les élèves aux exemples déjà vus en cours et
accessibles : répliques du manuel, exercices, etc. Montrez-leur régulièrement
comment on réutilise le matériel scolaire. Un trésor est caché dedans. |
|
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OUI
! Si vous leur montrez comment vous faites pour comprendre un message
en français mais aussi, pourquoi pas, en langue 1 ou en anglais ! Étudiez en direct devant
eux. |
|
|
NON
! quand un élève le demande à la volée, interrompant
l’activité. Notez plutôt sa question, promettez d'y répondre plus tard et
...tenez votre promesse ! |
|
|
NON
! quand il s'agit d'expliquer tous les mots difficiles |
|
|
1)
vos explications seront toujours trop longues |
|
|
2)
elles empêcheront l'élève de chercher et de deviner par lui-même |
|
|
3)
elle l'empêcheront d'avoir recours à ses collègues |
|
|
4)
elles pulvériseront votre cours et feront perdre le sens global du document. |
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- J'ai expliqué et quelques-uns
n'ont toujours pas compris, que
faire ?
|
|
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|
·
parce
qu'ils n'avaient pas les moyens / les références |
|
|
· parce que vous n'avez pas été clair (vous n’avez pas trouvé les mots ni les phrases qui simplifient, vous n’avez pas donné assez d'exemples) |
|
|
·
parce
qu'ils n'écoutaient pas |
|
|
·
parce
qu'ils écoutaient distraitement |
|
|
...vous
faites expliquer par d'autres élèves : |
|
|
-
ceux qui savaient déjà tout cela |
|
|
-
ceux qui viennent tout juste de comprendre. |
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FAIRE TRAVAILLER
MAIS...
- Comment faciliter les
apprentissages ?
|
|
|
Vous pouvez aussi leur proposer des tâches difficiles (et annoncées comme telles) qu’ils affronteront individuellement ou en groupe avec leur matériel (livres, cahiers). N’hésitez pas à leur montrer comment vous procédez : comment vous expliquez le passage d’un texte, comment vous vous repérez dans un manuel, ou comment vous transformez une phrase du présent au passé... |
- Un exercice ne
marche pas. Que faire ?
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Hypothèse 1 : Vous n'avez pas suffisamment discuté des Objectifs ni des Règles
du jeu. On motive les élèves quand on les traite en personnes
responsables. Suspendez l'exercice. Faites une pause négociation, où la classe réfléchira sur l'activité. Résumez
oralement leurs idées et leurs propositions en réfléchissant avec vos
Plans de Cours. Puis, après cette étape de régulation,
reprenez l’activité modifiée avec la classe. |
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Hypothèse 2 : Vous êtes resté en retrait de l'activité : vous n'avez pas pris
part au dialogue en jouant un rôle avec les élèves, vous n'avez pas osé
chanter. Vous avez laissé penser que vous ne croyiez pas vraiment à ce que
vous faisiez. |
|
Hypothèse 3 : Le document que vous avez choisi ne leur plaît pas. Comment alors impliquer vos élèves ? Si vous
êtes convaincu qu'il peut les intéresser petit à petit, faites un pari avec
la classe au moment de la phase de MISE EN PLACE. Sinon, ayant pris soin de préparer
plusieurs documents, vous leur demandez de choisir celui qu'ils préfèrent (ex. : la chanson française qu'ils
aiment - ou tolèrent - la mieux). |
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Hypothèse 4 : A vous de la trouver ! |
- Pourquoi insister sur la DISTRIBUTION DES
RÔLES
?
|
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C'est la mise en scène du cours qui est déterminante. La distinction et le dosage entre les moments où les élèves travaillent en équipe ou seuls, les moments où l'enseignant se fait écouter des élèves, et enfin ceux où il participe à une activité avec un groupe ou avec la classe. |
|
La
fiche CRÉONS UN PHOTOROMAN conseille ainsi de travailler en équipe,
debout autour d'une table, comme à la conférence de rédaction d'un journal ou
à une réunion d'architectes. |
- Pourquoi mettre les MANUELS et les LEÇONS à la DISPOSITION des élèves
?
|
-
On peut les habituer à recycler ce
qu'ils ont étudié. Les leçons et les informations du professeur sont des instruments de résolution de problèmes (elles ne sont plus considérées
comme des sources de problèmes : futures révisions pour l'examen). |
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L'élève
révise en revenant (d'abord en groupe de travail! puis seul!) sur les traces
des cours précédents dont il tire des solutions et des idées nouvelles. Il
peut par exemple réutiliser, imiter ou même parodier
(c’est pédagogiquement très efficace) les répliques des manuels pour créer
des dialogues. |
- Pourquoi distribuer les
CORRIGES tout de suite
APRÈS
L'EXERCICE ? Les
élèves risquent de ne pas faire beaucoup d’EFFORTS et de se borner à
attendre la solution !?
|
|
|
1.
Le travail en groupe crée une émulation et les élèves joueront volontiers le
jeu. |
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2.
Vous constaterez que certains demanderont même de retarder la distribution des
corrigés. |
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3. Parfois des exercices différents seront donnés aux divers groupes. Il suffira de faire corriger l'exercice 1 de l'équipe A par le groupe B et vice versa ! |
|
Habituez
vos élèves à faire des efforts... couronnés de succès. |
- Pourquoi
réutiliser les PRODUCTIONS DES
ÉLÈVES
? Pourquoi FAIRE
CIRCULER les écrits et les enregistrements d’une classe à l’autre ?
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Dans beaucoup d'écoles un peu partout dans le monde, on affiche les textes et les dessins élèves. Exposez leurs photoromans et vous verrez ! |
FAIRE COLLABORER
MAIS...
- Comment faire participer les
élèves à l’
ÉLABORATION DES
SÉANCES
?
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La
classe choisira un exercice des élèves
et un exercice du professeur (séance courte) ou plusieurs activités des élèves
et une activité du professeur (séance plus longue). Commencez dès que les tâches
et les rôles auront été fixés. |
|
Au cas où l’activité proposée exige des documents et un travail d’élaboration particuliers (questions et réponses, organisation des étapes du cours, etc.), vous peaufinerez chez vous l'exercice commandé par la classe. |
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Les
élèves peuvent aussi mettre au point des quizzes
ou des QCM, produire des questions, s’occuper de la télévision et de la vidéo,
etc. |
ÉVALUER
MAIS
...
| 1. | |
| 2. | |
| 3. | |
| 4. |
- Comment évaluer ?
|
|
|
Afin de stimuler la mémoire et l'inférence, utilisez les oeuvres réalisées dans les autres classes, ou présentez les productions anciennes des élèves de la même classe. En corrigeant ce qu'ils ont écrit quelques semaines avant, ou ce que d'autres ont écrit; en reformulant les segments erronés et en employant les formes correctes, ils constateront leurs progrès. Les formes correctement reformulées ou réemployées pourront être considérées "en voie d'acquisition" Au moins! |
- L'élève est-il évalué ?
- Il vérifie TOUT SEUL ?
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Enchaînez
ensuite avec un exercice similaire. (Accordez-leur au moins
deux
essais... N'oubliez pas le droit à l'erreur!). |
- Mais les TESTS, les EXAMENS ?
| 1. | |
| 2. |
- Comment aider les faux débutants ou les intermédiaires à passer le cap... à décoller du PLATEAU ? |
| 3. | |
| 4. | |
| 5. |
- Les plus forts expliquent aux plus faibles, tant mieux pour les plus
faibles mais où est l’INTÉRÊT
des plus forts !? Ils ont autre chose à faire ! |
- Que faire avec des débutants
?
- Comment aider les faux débutants
ou les intermédiaires à passer le
cap... à décoller du PLATEAU ?
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1) de traduction et
d’interprétariat - jeu de rôles : Une
visite officielle - |
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2) de correction
mutuelle |
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3) de lecture expressive |
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4)
de mémorisation pour jeux
de rôles, petits récits ou brèves déclarations |
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<> celles qu’ils déforment
en les calquant sur leur langue |
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<> celles qu’ils évitent
en préférant les structures qui se rapprochent le plus
de leur langue. |
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- Que faire dans une classe où il y a des niveaux inégaux ? M'occuper des plus forts ?... Et les
plus faibles !?
M'occuper des plus faibles ?... Et les plus forts ?
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-
Deux pistes de solutions : |
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1)
Ou bien les élèves travaillent sur les mêmes exercices. |
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2)
Ou bien ils font des exercices différents. |
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Considérons
la première solution qui demande moins de préparation à l'enseignant.
On peut différencier les rôles : les
plus habiles deviendront vos assistants
et aideront les autres dans leur travail. Exemple : |
COMPRÉHENSION DE TEXTE
Étapes
de la séance :
| <1> |
Distribution des mêmes exercices et travail individuel. |
| <2> | Des élèves avancés ont tout compris. |
| <3> | Ils vous rejoignent et vous vérifiez leurs réponses avec eux. |
| <4> | Ensemble, vous confectionnez des outils supplémentaires. Au choix :
questions / réponses, synonymes et antonymes, reformulations de passages,
traductions... |
| <5> | Les autres continuent de chercher individuellement. Ils repèrent les
points difficiles. |
| <6> |
Les élèves avancés distribuent les outils (les exercices) créés en
<4>. |
| <7> | Les autres les étudient et se regroupent pour améliorer et terminer
leur travail. |
| <8> | Correction mutuelle et discussion : les plus faibles interrogent les plus
avancés. |
- Et s’ils font des EXERCICES
DIFFÉRENTS
?
- Les plus forts expliquent aux plus faibles, tant mieux pour les plus
faibles mais où est l’INTÉRÊT
des plus forts !? Ils ont autre chose à faire !
DES TRAVAUX EN GROUPES, MAIS L’ASSISTANT/E ...
| 1. |
- Beaucoup de fiches montrent les élèves qui travaillent et apprennent en groupes entre eux. Et le/la professeur/e ? Elle/il risque de s'ennuyer à ne rien faire !? Ils sont avec un/e enseignant/e, comment profiter de l'occasion pour leur faire écouter du français et parler en français !? |
| 2. |
- Encore une
fiche
...Quand peut-on improviser
? Il faut tenir compte des situations changeantes, de l’humeur, de la
fatigue et des goûts des élèves. Les échanges entre l’enseignant et les élèves
doivent être naturels. |
| 3. |
- Ils se retrouvent en
groupes... qu’est- ce
que je fais pendant ce temps ? |
| 4. |
- Beaucoup de fiches montrent les élèves qui travaillent et
apprennent en groupes entre eux. Et
le/la
professeur/e ? Elle/il risque de s'ennuyer à ne rien faire !? Ils sont
avec un/e
enseignant/e, comment profiter de l'occasion pour leur
faire écouter du français et parler en français !?
- La Boîte à Outils vous propose une fiche : QUE FAIRE AVEC LE PROFESSEUR ?
- Encore une
fiche... Quand
peut-on improviser
? Il faut tenir compte des situations changeantes, de l’humeur, de la
fatigue et des goûts des élèves. Les échanges entre l’enseignent et les élèves
doivent être naturels.
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Les
fiches de La Boîte à Outils sont modulables.
Vous pouvez suspendre le déroulement
des activités pour digresser sur le
thème et engager le dialogue avec des élèves. Sacrifiez une ou deux
activités prévues... que vous leur donnerez à faire à la maison. Les meilleurs cours sont peut-être
ceux qui savent ménager des moments d’improvisation dans un cadre rigoureux.
Jouez de la dynamique effort / détente (cf. le jazz de John Coltrane). |
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Témoignages de
professeurs
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Des élèves sont devenus volubiles lors d’une pause. |
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D’autres ont réfléchi tout haut et discuté en français au moment du BILAN (voir la vidéo). |
- Ils se retrouvent en
groupes... qu’est- ce
que je fais pendant ce temps ?
|
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Vous
donnerez l’occasion à vos élèves de vous observer au travail : vous serez
l’exemple vivant d’un lecteur ou d’un scripteur en
action. Ils verront comment travaille un professeur. Finis les mystères et
la prestidigitation ! |
- Je n’interviens jamais
dans le travail du groupe ?
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1) Quand on vous le demande : vous renseignez, vous dirigez vers les passages du document ou vers les outils qui leur permettront d’élaborer une réponse. |
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2) Quand vous remarquez que le travail d’équipe doit être amélioré : invitez les élèves à faire une pause et dialoguez avec eux sur le fonctionnement du groupe. Suggérez une autre distribution des tâches et donnez le rôle du questionneur à un élève mis de côté. |
DES
TRAVAUX EN GROUPES, MAIS L’
INDIVIDU...
| 1. | |
| 2. |
- Est-ce qu’ils travaillent uniquement
en équipe ?
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| Mais, là encore, on alternera. On fera travailler tantôt 1) individuellement puis 2) en groupe, tantôt 1) en groupe 2) individuellement. (Influencé par mes lectures de Vigotsky, je vous conseille même plutôt de faire apprendre une chose tout d'abord à plusieurs, puis de la faire retravailler individuellement.) |
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Chaque
cours comprend des phases où l’apprenant intervient en personne : |
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· à l’oral : il chante un vers, il pose une question, il lit un paragraphe, il dit une réplique, il fait un exposé... |
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·
à l’écrit
: il invente une légende pour une photo, il prépare une intervention... |
- Quand l’élève a-t-il l’occasion de s’exprimer
longuement à l’écrit ou à l’oral ? de réfléchir un moment seul
face à un problème ?
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Dans les autres cas, si vous préparez suffisamment d’activités, vous pouvez distribuer des tâches différentes à chaque élève. Inspirez-vous de la fiche QUE FAIRE AVEC UN TEXTE ?, dont les idées pratiques peuvent se transférer au document vidéo ou audio. |
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