CHAPITRE 02-La boîte à outils 
À QUESTIONS CONCRÈTES ... RÉPONSES CONCRÈTES ?

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Faire faire, laisser faire, faire refaire

Faire travailler, laisser travailler, faire retravailler

Quand les cours deviennent des jeux de société  

            Les questions et les objections ci-dessous ont été formulées par des assistants de français au cours de réunions et de stages au Royaume-Uni et en France, mais aussi par des professeurs de différents pays.
          Les réponses, que nous avons voulues directes et synthétiques, sont des repères. Confrontez ces affirmations péremptoires et redondantes à votre expérience.

1. LE CONTRAT  MAIS...
2. LE BILAN   MAIS...
3. ÉVITER LES ÉCHECS ? ÉLUDER LES DIFFICULTÉS ? 
4. STRUCTURER  MAIS...
5. MAIS LE TEMPS? ...
6. MAIS QUELLE(S) LANGUE(S)?...
7. FAIRE PARLER EN FRANÇAIS  MAIS...
8. MOTIVER  MAIS... 
9. EXPLIQUER  MAIS...
10. FAIRE TRAVAILLER MAIS
11. FAIRE COLLABORER  MAIS...
12. ÉVALUER  MAIS...
13. DIFFÉRENCIER  MAIS...
14. DES TRAVAUX EN GROUPES, MAIS L' ASSISTANT/E ...
15. DES TRAVAUX EN GROUPES, MAIS L' INDIVIDU ...

   

 

LE CONTRAT MAIS...

1.

- Le CONTRAT, comment ça peut marcher ?

2.

- Comment faire  !?

3.

- Pourquoi expliquer les objectifs aux  élèves ?

4.

- Si je présente les objectifs, qu’est- ce que je peux leur dire ?

5.

- C’est bien beau... mais si ça ne marche pas ?

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- Le CONTRAT, comment ça peut marcher ?

  -  Pour rassurer vos élèves, exposez et discutez des buts, du contenu et de la méthode de votre cours. Après un échange sincère dans la langue des apprenants, ou en anglais, et après plusieurs questions et réponses sur ce qu’ils vont vivre, les apprenants se sentiront plus à l’aise avec vous comme avec leurs collègues. La peur des erreurs - et des moqueries - s’éteindra. Ils auront davantage confiance en leurs  capacités...

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- Comment faire  !?  

  - Fondez ouvertement votre confiance sur les travaux des psychologues de l’apprentissage (voir John Holt et Jérôme Bruner) qui démontrent que plus on agit et plus on interagit - dans un rituel structuré/structurant et une atmosphère conviviale - plus on apprend efficacement. Si vous pensez que vos élèves peuvent triompher des difficultés de prononciation ou de compréhension qui les attendent, n’hésitez pas à le leur dire. Une devise : Entraînement, Répétition, Variété et Patience (patience des apprenants comme du professeur). Faites solennellement le pari qu’ils réussiront les tâches, c’est-à-dire que vous réussirez le cours avec eux !

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- Pourquoi expliquer les objectifs aux  élèves ?

-  C’est encore une - double - question de confiance : Auront-ils confiance en vous ? en eux ?  

            Les élèves sont des gens prudents ou, parfois, méfiants. Ils s’interrogeront sur vos buts et vos intentions : «Où est-ce qu’on veut en venir ?», «Où ça va nous mener, tout ça ?», «A quoi ça sert ?». Beaucoup risqueront de s’arrêter à ces questions, de freiner leur investissement et d’apprendre à moitié. Ils n’auront pas envie de se laisser entraîner dans une activité sans savoir où ils vont. Vous aurez à gagner leur confiance.  

            De plus, parler en public n’est pas facile : on se sent souvent ridicule quand on commence à s’exprimer dans une langue étrangère, on a peur de faire des fautes, de rater quelque chose devant tout le monde, etc. Parlez de vous : « J’avais tel problème en anglais, en arabe, en chinois, en espagnol, etc, maintenant c’est fini », racontez et... faites-les juges de votre niveau. Prenez les exemples d’élèves d’autres classes qui ont progressé et racontez ! Aidez-les à avoir confiance en eux.  

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- Si je présente les objectifs, qu’est-ce que je peux leur dire ?

  - Comment justifier votre cours ? Exposez les buts de la séance avec un ton de défi plaisant : « Quand vous aurez terminé ceci puis cela, vous aurez compris le texte / vous aurez été capable de prononcer ces formes très utiles en français, etc.». Faites-leur quelques promesses que vous tiendrez :  

·        A la fin du cours   vous aurez compris tous les mots du texte.  
·        A la fin du cours  vous serez capables de jouer un dialogue de mémoire et de prononcer les répliques d’une façon acceptable.  
·        A la fin du cours   vous aurez rédigé un texte intéressant et grammaticalement correct.  
·        A la fin du cours   vous aurez produit une vingtaine de questions réutilisables.  

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- C’est bien beau... mais si ça ne marche pas ?

- Il faut s’attendre à ce qu’ils ne réussissent pas tout tout de suite et toujours. Prévenez-les que l’on procédera par étapes, qu’il leur faudra de la patience et plusieurs tentatives avec des activités variées pour parvenir à maîtriser les répliques, le texte, les structures grammaticales.  

            Au moment du BILAN, vous remarquez que certains ont échoué ? D’accord, vous et eux n’avez perdu qu’une partie (une bataille, pas la guerre).Grâce aux discussions du BILAN, on proposera des solutions techniques que testeront ceux qui n'auront pas réussi.

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LE BILAN  MAIS ...

1. Le BILAN, qu'est- ce que c'est ? A quoi sert-il ?
2.

Pourquoi A LA FIN DU COURS et pas avant ?

3. Comment faire le BILAN ?
4.

Le BILAN ... la métacognition... la métacommunication... c'est le temps pris aux activités de langue... N'est-ce pas du TEMPS PERDU ?

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- Le BILAN, qu’est-ce que c’est ? A quoi sert-il ?

  - Cinq ou dix minutes avant la fin du cours, vous conversez en français ou dans la langue la mieux connue de tous avec vos élèves pour leur demander d’exprimer leurs impressions et leur avis sur ce qui s’est passé durant la séance. On réfléchit, on récapitule les étapes du cours : on révise ! Autre intérêt de cette dernière phase : recueillir des idées pratiques que vous exploiterez dans la classe ou dans d’autres. Et, plus tard, pourquoi ne pas les informer des résultats de vos expériences !?

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- Pourquoi À LA FIN DU COURS et pas avant ?

- Vous avez raison. Parfois, en particulier avec de jeunes élèves qui "se bloquent" ou  se déconcentrent, il sera bon d'interrompre l'activité et de faire une pause BILAN - une pause métacognitive - pour discuter, corriger la procédure de travail et chercher des outils, des ressources, des conseils pratiques. 

On essaiera quand même d'habituer les apprenants à supporter leurs moments d'incompréhension, d'incertitude, de satisfaction mitigée. Patience! D'activité en activité, ils se rendront compte peu à peu qu'ils vivent des expériences complexes et riches (les difficultés stimulent l'imagination pratique), et qu'ils peuvent attendre un peu pour en parler ... à la fin du cours. Et en français!

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- Comment faire le BILAN ?

  - Insistez sur l’importance de ce moment : ils vont pouvoir réfléchir à ce qui leur a paru facile ou difficile, à ce qu’ils connaissent bien et à ce qu’ils maîtrisent moins bien, mais ils vont surtout devenir conscients de leur stratégies, des procédés et des outils qu’ils emploient pour comprendre, retenir, reproduire ou improviser, immédiatement ou en plusieurs étapes.  

           Leurs solutions, leurs techniques et leurs commentaires vont également vous permettre de privilégier les activités les plus prisées et les plus efficaces, et de concocter les exercices de renforcement dont ils ont besoin. Posez des questions:     

- Quel exercice avez-vous préféré ? (sollicitez leur opinion)  
- Quand avez-vous senti que vous aviez compris le sens global du texte ? (sollicitez leur intuition)  
- Quelles difficultés avez-vous rencontrées ? (sollicitez leur esprit d’analyse)  
- Comment avez-vous fait pour comprendre ? (sollicitez leur réflexion)  
- Est-ce que vous avez été aidé par un collègue ? Avez-vous aidé un collègue ?    Comment a-t-il fait ? Comment avez-vous fait ? (sollicitez leur mémoire pratique)  

            Notez leurs bonnes idées par écrit et conservez-les : les réponses d’une classe vous serviront à animer les discussions dans une autre classe ou bien à relancer le débat !

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- Le BILAN ... la métacognition... la métacommunication... c'est le temps pris aux activités de langue... N'est-ce pas du TEMPS PERDU ?

- En fait non. Les moments de BILAN rendent les rendent les problèmes d'apprentissages de chaque élèves intéressants pour tous.

    Les difficultés à comprendre ou à exprimer ne sont pas de simples <<problèmes personnels>> plus ou moins honteux et stigmatisés mais des problèmes techniques que tout le monde rencontre un jour ou l'autre. On parle, on raconte, on compare, on fait des rapprochements, on se souvient, on reformule, on s'interroge, on propose des méthodes (voire des "astuces") et des procédures. On verbalise les situations- problèmes, on réfléchit et on imagine des solutions pratiques.

    Ces règles du jeu devraient aider les apprenants à surmonter leur peur de l'erreur et de "la faute", leur peur du ridicule et de la honte

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  ÉVITER LES ÉCHECS ? ÉLUDER LES DIFFICULTÉS ?

1.

Faut-il ÉVITER LES DIFFICULTÉS aux apprenants ?

2.

Alors, ILS RÉUSSIRONT A TOUS LES COUPS !?

3.

N'importe quoi !... C'est à n'y rien comprendre. 

 

- Faut-il ÉVITER LES DIFFICULTÉS aux apprenants ?

-Non, au contraire. Il s'agit de réunir des conditions suffisamment bonnes pour qu'ils les affrontent "en force". " En force" parce que les apprenants les attaquent avec d'autres élèves ou étudiants (ou même le professeur !), et avec des outils...

    Ou encore seuls, avec un matériel étudié (des exercices, accompagnés des réponses ou des corrigés dans le désordre ; une traduction à reconstituer...)

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- Alors, ILS RÉUSSIRONT A TOUS LES COUPS !?

- Non plus. Le professeur pourra même, de temps en temps, créer des situations d'échec contrôlé.

    Droit à l'erreur. Droit aux difficultés. Droit à l'échec... Sur la voie du succès final.

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- N'importe quoi !... C'est à n'y rien comprendre. 

- Je m'explique

    Comment entraîner les apprenants à vaincre les difficultés? Leur en faire rencontrer !

    Comment les aider à surmonter les moments d'échec ? Leur en faire vivre, délibérément, à plusieurs en équipe, et même seuls. Puis leur donner les moyens techniques de les dépasser.

    C'est  en utilisant et réutilisant des documents, des fiches et des procédés, qu'ils parviendront peu à peu à résoudre bien des problèmes d'apprentissages. Et ils pourront le faire parce que le professeur leur en laissera le temps.

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STRUCTURER MAIS ...

1. - C'est ennuyeux, c'est contraignant ces SCHÉMAS DE COURS ! Par exemple, cette MISE EN PLACE  et sa séquence 1. Objectifs  ! 2. Plans du cours ! 3. Le contrat !
2.

- Mais ça va devenir fastidieux !  pour les élèves comme pour l'assistant...  

3.

- Et si je veux faire autre chose !?  

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- C'est ennuyeux, c'est contraignant ces SCHÉMAS DE COURS ! Par exemple, cette MISE EN PLACE  et sa séquence 1. Objectifs  ! 2. Plans du cours ! 3. Le contrat !

- Ce sont des moments et des repères nécessaires : ils assurent la transparence de votre séance. De plus, le retour rituel des mêmes types d’étapes d’un cours à l'autre sécurise, et il favorise la mémorisation des contenus.  

            Un conseil en passant et en langue théorique et codée : Organisez votre séance sur la base d’un enchaînement d’activités structuré. Grâce à ce plan, ce script, ce scénario, vous soutiendrez les efforts de vos élèves pour structurer mentalement leurs connaissances.  

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- Mais ça va devenir fastidieux !  pour les élèves comme pour l'assistant...

  - Comment structurer ses activités et ne pas ennuyer ? Ces moments nécessaires doivent être des étapes modulables. Ils créent un cadre où vous devez pouvoir inventer, innover et même digresser.  

            Lorsque des éléments se répètent d'une séance à l'autre (mêmes phases, même progression, mêmes types d’activité), demandez à un ou deux élèves volontaires de rappeler les objectifs et le contrat de la séance précédente, ou contentez-vous de faire allusion à ces repères. Le contrat est très important  : considérez vos élèves comme les partenaires d’une expérience d'apprentissage : une expérimentation mais aussi un événement.  

            Ils en deviendront les juges-évaluateurs en fin de parcours - cf. phase D. BILAN / ÉVALUATION. Vous leur demanderez alors de comparer les résultats de cette séance avec ceux de vos autres cours et d’en tirer des conclusions, des hypothèses sur ce qui marche et marche moins, avec qui, dans quelles conditions. Écoutez-les et prenez des notes.

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- Et si je veux faire autre chose !?

  - Faites-le ! Inventez ou réinventez d’autres enchaînements d’activités. Et quand vous les aurez expérimentés, envoyez-nous - gratuitement - vos Plans de cours qui ont marché.

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MAIS LE TEMPS ?...

1.

- Je ne dispose que de 45 mn. Avec votre MISE EN PLACE et cotre BILAN, il ne va pas me rester beaucoup de temps pour les activités! Avec votre MISE EN PLACE et cotre BILAN, il ne va pas me rester beaucoup de temps pour les activités!  

2.

- C’est difficile de BIEN GÉRER LE TEMPS de son cours...  

3.

- J’ai prévu trop d’activités. Il me reste 10 à 15 minutes. Je sais que je n’arriverai pas à tout faire (ou plutôt à tout faire faire). Alors !?

 

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- Je ne dispose que de 45 mn. Avec votre MISE EN PLACE et cotre BILAN, il ne va pas me rester beaucoup de temps pour les activités! Avec votre MISE EN PLACE et cotre BILAN, il ne va pas me rester beaucoup de temps pour les activités!  

  - Voici quelques propositions pour gagner du temps. Soit une tâche de compréhension de texte:

1.

Vous avez détaillé LA MISE EN PLACE à l'occasion d'un cours récent sur le même type de document. Vous en rappelez les éléments principaux en quelques phrases d'introduction.  
2. Vous multipliez les groupes de 4 élèves.

3.  

Vous réduisez les objectifs et les activités à la compréhension globale du document : repérage de mots suivi de deux ou trois hypothèses ; production de questions en équipe.  

4.

Vous distribuez les questions sur le document avec... les réponses. Et vous travaillez sur l'utilisation autonome de documents accompagnés d'exercices et de leurs corrigés.  

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- C’est difficile de BIEN GÉRER LE TEMPS de son cours...

  - On a souvent tendance à prévoir trop d’activités. Le cours est alors plus centré sur les tâches que... sur les élèves, qui n’auront ni le temps de souffler ni celui de réfléchir à ce qu’ils font : ils assimileront plus difficilement. Pour augmenter le temps de réflexion, de vérification et de correction individuelles et mutuelles des élèves, limitez les activités. Prévoyez toutefois quelques exercices d’appoint au cas où ils travailleraient plus rapidement que prévu.  

            S’ils s’intéressent peu à l’exercice, s’ils butent sur une activité difficile mais nécessaire, vous pouvez éviter de capituler. Réanimez la classe en distribuant le corrigé pendant qu’ils piétinent, déclenchez la discussion-analyse en confrontant leurs réponses au document, au libellé de l’exercice et au corrigé !

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- J’ai prévu trop d’activités. Il me reste 10 à 15 minutes. Je sais que je n’arriverai pas à tout faire (ou plutôt à tout faire faire). Alors !?

  -  Prenez un raccourci. Arrêtez tout dix minutes avant la fin. Distribuez les corrigés des exercices et/ou la traduction. Répondez à toutes les questions des apprenants.  

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MAIS QUELLE(S)LANGUE(S)?...  

1.

- Est-ce que je peux UTILISER la langue 1 avec mes élèves ?

2.

- Pour gagner du temps, est-ce qu’il ne faut pas TRADUIRE les mots difficiles ?

3.

- Peut-on utiliser des TRADUCTIONS ?  

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- Est-ce que je peux UTILISER la langue 1 avec mes élèves ?

  - Non, en règle générale. Oui, dans certains cas .  
    NON, si vous traduisez au coup par coup, en interrompant l’exercice pour répondre à un élève puis à un autre.  
    NON, pas pendant les activités (la phase B) du plan : la mise en scène du cours et la variété des tâches et des supports doivent leur permettre de travailler sans que vous leur parliez en langue 1- ou en anglais.  
    NON, pas la plupart du temps : ils ont trop peu l’occasion d’échanger en français!  
    OUI, mais ponctuellement et à certaines phases du cours (au début et à la fin... comme le conseillent les fiches de La Boîte à Outils) et en reformulant en  français.
    OUI, quand ils échangent en groupe. Invitez-les à parler travail en français et éclipsez-vous. Ne les épiez pas!

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- Pour gagner du temps, est-ce qu’il ne faut pas TRADUIRE les mots difficiles ?

  - L’idéal serait d’éviter de créer une dépendance chez vos élèves. Je vous propose d’esquiver ou de différer votre traduction. Ainsi :  

1)         Plusieurs apprenants n’ont pas saisi le sens d’un mot-clé.  

2)         Vous donnez -  sans commentaire - un antonyme (contraire), un synonyme ( équivalent) ou un exemple d’emploi en français.  

3)         Vous leur demandez s’ils ont deviné.  

4)         Au cas où certains hésitent, d’autres leur traduisent.  

            Différez, et vous stimulerez leurs capacités d’inférence et de construction. A court terme cette démarche prend du temps mais, à long terme, elle leur fera gagner du temps (des bases et des stratégies efficaces auront été acquises). Pour bien enseigner comme pour bien conduire, il faut savoir ralentir.  

            De plus, vous les préparerez à l’usage du dictionnaire unilingue.  

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- Peut-on utiliser des TRADUCTIONS ?

- A consommer avec modération. Précisez les moments, les tâches et les rôles. La plupart du temps, la traduction orale ou écrite des documents authentiques pourra intervenir à la fin du cours ou après l’activité de compréhension détaillée. L’assistant distribuera le texte traduit pour aider les apprenants à vérifier leurs hypothèses.  

            Pourquoi ne pas organiser des allers et retours entre les langues 1 et 2 en jouant au Trivial Poursuit ou avec des quizzes : certains élèves parlent en français, d’autres reformulent en langue 1 et puis on inverse les rôles ? 

            Enfin, la fiche Que faire avec un texte ? propose des activités de construction / déconstruction à partir du texte en français et de sa traduction. Des puzzles efficaces.  

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FAIRE PARLER EN FRANÇAIS MAIS ...  

1.

- Ils N’OSENT PAS parler  en français.

2.

- Les problèmes de temps...  

3.

- Ils sont incapables de formuler des phrases en français.  

4.

- Que faire lire à haute voix ?  

5.

- Parler uniquement en français avec des élèves FAIBLES, est-ce réaliste ?  

6.

- Pourquoi ne pas EXPLIQUER LES CONSIGNES en français ?  

7.

- Comment encourager les élèves hésitants  ?  

8.

- Comment faire CHANTER les élèves ?  

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- Ils N’OSENT PAS parler  en français.

  - Donnez-leur l’occasion de le faire et surtout de le refaire. Organisez les échanges: tantôt en tandem, tantôt en groupe, tantôt en grand groupe, tantôt en groupe-classe. Mettez en scène vos activités et les tours de parole de sorte que les élèves s’expriment le plus souvent et le plus longtemps possible. Qu’ils imitent, qu’ils répètent, qu’ils récitent, qu’ils interprètent, qu’ils lisent à haute voix, qu’ils exposent, qu’ils racontent et qu’ils (vous) interrogent... A vous de jouer !

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- Les problèmes de temps...

  - Comment gagner du temps ? Définissez vos priorités : avant tout, les élèves ont besoin de parler pour apprivoiser la langue. Ils doivent donc se sentir à l’aise en français. Faites-les lire à haute voix et avec des pauses des silences étudiés! Faites-les chanter ou interpréter des rôles (ils utiliseront le magnétophone). Cela prend du temps ? Sacrifiez, s’il le faut, des activités que vous aviez préparées. (Vous les resservirez une autre fois.)  

            Pour parler une langue étrangère ou avancer dans une mer un peu froide, on a besoin de se saisir. Il faut du temps pour obtenir que les élèves acceptent de changer de peau et de jouer aux francophones. Comment les convaincre ? Montrez que vous croyez à ce que vous faites et à leur réussite, en vous appuyant sur leurs progrès... que vous leur ferez constater. Racontez- leur les progrès d'autres apprenants!

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- Ils sont incapables de formuler des phrases en français.

  - Ils ne peuvent que progresser ! Faites-les lire et relire de petits textes à haute voix, dans une ambiance détendue (pourquoi pas avec un fond musical serein ou cool ?), en variant le ton, le rythme et en marquant des pauses expressives, afin d’exercer leur intonation et leur débit. L’articulation correcte en dépend et en découle souvent. Comme l’a dit un professeur de chant britannique : « D’abord l’expression, puis le rythme, puis les notes. ».  

            Enregistrez-les et réutilisez leurs enregistrements. Vous verrez, c’est magique. (C’est commode avec les petits groupes de quatre ...et plusieurs magnétophones.)

            N’insistez pas sur les difficultés de prononciation du français, vous risqueriez d’augmenter celles de vos élèves et d’exagérer les différences entre les deux systèmes linguistiques. Essayez plutôt d’intégrer les formes difficiles dans des activités, en les  prononçant et reprononçant avec eux.  

            A l’occasion d’un jeu de rôles, vous pouvez aussi remarquer les élèves qui sont parvenus à bien articuler ; faites-leur répéter les séquences intéressantes ;  proposez-leur d’entraîner les moins hardis en petit groupe ou en duo.

            Réutilisez les textes des dialogues et des jeux de rôles reproduits dans les manuels. Avant de se sentir à l’aise, vos élèves auront besoin de jouer le même dialogue plusieurs fois (assis puis debout, avec le magnétophone, et enfin en public) en variant leurs gestes, leur débit et leur intonation. Qu’ils s’amusent à modifier les répliques, c’est bon pour la mémoire.

            Le saviez-vous ? : S’ils n’ont plus peur de parler ils hésiteront moins à comprendre ce qu’ils entendront.  

            Encore une chose: lire à  haute voix aide à stocker en mémoire les expressions et les phrases.

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- Que faire lire à haute voix ?

  -  Des énoncés courts : titres de journaux ou de films, légendes de photos, chapeaux d’articles, proverbes. Des textes courts : blagues, faits divers, petits poèmes, ou les paroles rapportées en italiques dans les articles de journaux. Idéal, pour des activités courtes! 

            Pourquoi ne pas réutiliser les récits ou les dialogues créés par les élèves d’autres classes du même établissement ?  

            Pourquoi ne pas enregistrer leurs lectures à haute voix, puis en faire écouter les meilleurs extraits à une classe qui n'aura pas encore étudié le texte ?  

            Un exemple d’activité paradoxale : on peut également habituer les apprenants à mettre le ton en leur donnant à lire un texte... dont ils ne comprennent pas le sens ! Étonnez-les d’eux-mêmes. L’OBJECTIF est de distinguer prononciation et compréhension... et de donner le change en parlant avec aplomb. Enregistrez-les, faites-leur aussitôt réécouter leurs lectures ; soulignez ce qu’ils ont bien prononcé sans comprendre... mais à s’y méprendre.  

NOTE SAVANTE : Cet entraînement délibéré au bluff - honnête - peut même leur faire deviner rétroactivement le sens de ce qu’ils auront prononcé (voir aussi la fiche CHANSON et la question précédente). Plusieurs élèves comprennent mieux le texte après l'avoir lu plusieurs fois, à haute voix, sans se forcer à le comprendre.  

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- Parler uniquement en français avec des élèves FAIBLES, est-ce réaliste ?  

-  Oui, à certaines conditions et à certaines phases de la séance. Informez votre classe des RÈGLES DU JEU et établissez (en langue 1 ou en anglais) le CONTRAT suivant :  

« Je ne parlerai qu'en français durant les activités. Les cours sont fondés sur le pari suivant que nous gagnerons : si vous ne comprenez pas tout tout de suite, vous comprendrez plus tard, petit à petit.

            Soyez patients, faites-moi confiance... et faites-vous confiance : ayez  confiance en vous et dans l'efficacité des échanges en groupe. Vous pouvez comprendre et apprendre tout ce que je vous proposerai.  

            Par ailleurs, lorsque je parlerai en français à toute la classe, il sera possible d’aider son voisin en lui chuchotant une explication ou une traduction. Enfin, je répondrai à vos questions, au moment du BILAN - ÉVALUATION ».  

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- Pourquoi ne pas EXPLIQUER LES CONSIGNES en français ?

  - Pour expliquer les nouveaux objectifs ou les nouvelles règles du jeu et pour réfléchir ensemble sur le cours, on parle plus rapidement en langue 1 ou en anglais. On doit éviter d'expliquer les activités avec un langage technique plus difficile que celui des exercices et des documents !  

            Les élèves voient peu le professeur : au lieu de passer trop de temps à expliquer des tâches en français, utilisez plutôt la langue cible pour donner des informations utiles, faire découvrir des choses, répondre à la curiosité sur les Français et la France. Si votre CONTRAT est clair et s’ils se servent des outils d’apprentissage à leur disposition, pendant les activités vous pourrez parler seulement en français.  

            Au bout de quelques semaines vos élèves seront habitués à votre démarche, vous pourrez alors, en français, rappeler les consignes des activités connues (ils peuvent aussi utiliser leurs manuels) et animer les discussions de l’étape BILAN- ÉVALUATION. Vous (et vos élèves eux-mêmes) découvrirez que bien des apprenants sont capables de parler en français de ce qu’ils viennent d’étudier. (On m'a vérifié! On l'a filmé!)  

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- Comment encourager les élèves hésitants  ?

  - Comment leur donner envie de parler en public ? Habituez-les. Donnez-leur à lire un passage à haute voix, etc. (voir ci-dessus). Posez-leur des questions en vous contentant d'un mot en guise de réponse. Ils ont répondu par "oui" ou par "non" et c’était juste ? Déclarez-vous satisfait et passez à l’activité suivante. Modeste mais réussie, cette participation aux échanges les encouragera à risquer un énoncé plus long (avec les Cartons de Communication).  

            Vos élèves oseront parler en français s'ils vous font confiance, s'ils se sentent à l'aise dans le groupe et si le sujet et l’activité les intéressent. Soyez intéressant et faites-les parler de choses intéressantes.

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- Comment faire CHANTER les élèves ?

  - Comment les aider à chanter !? Chantez le premier / la première !... 

            Donnez-leur ensuite le choix : faites chanter un vers ou une phrase aux volontaires et demandez aux plus timides de le réciter haut et fort. Puis chantez à nouveau.  

            A la fin du cours, les plus courageux chanteront le couplet et la classe reprendra le refrain en choeur !  

            Combien de gens parlent mieux l'anglais grâce au karaoké!

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MOTIVER MAIS ...  

1.

- Comment  intéresser les élèves de A Level à des thèmes comme le terrorisme,  la politique ? Ils n’ont pas d’idées.

2.

- Ils manquent de VOCABULAIRE.

3.

- Comment ?

4.

- Au début, ils sont intéressés mais ça TOURNE COURT, faute d’idées nouvelles.

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- Comment  intéresser les élèves à des thèmes  sérieux comme la pollution,  la mondialisation ? Ils n’ont pas d’idées.

  - Ils ont besoin de se sentir concernés. Reliez les thèmes à leur vie quotidienne et distribuez  des documents et des outils facilitants. Voici quelques supports et exercices qui donneront du tonus à vos cours :  

1. Préparez des documents stimulants (spectaculaires, intrigants, énigmatiques) sur l'actualité ou l'histoire : photos, titres de presse, articles (articles courts, articles narratifs et faits divers), extraits d'émissions télévisées et d'émissions de radio (témoignages de jeunes), sondages, bandes dessinées, dessins humoristiques, mots d’enfants, Brèves de comptoir et blagues.

2. Demandez à vos élèves répartis en groupe de rédiger le maximum de questions puis de les regrouper en quelques thèmes.  

3. Chaque groupe posera ensuite ses questions au reste de la classe. Vous interviendrez seulement après que les apprenants interrogés auront avancé leurs réponses.  

NOTE : Facilitez leur recherche : ils auront à leur disposition une liste de questions types. Recueillez les questions inventées dans une classe pour les poser dans une autre.  

            Si vous utilisez un manuel ou des fiches d'exercices, confiez les corrigés des exercices à un groupe qui, au bout d’un moment, dévoilera et expliquera les réponses aux autres équipes.

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- Ils manquent de VOCABULAIRE.  

- Préparez des listes de mots et d’expressions utiles que vous afficherez ou que vous polycopierez. Ayez aussi recours aux services des apprenants les plus avancés.

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- Comment ?

  - Dans le cadre des travaux en équipes (compréhension de texte, expression écrite), un élève avancé peut être chargé de donner le mot ou la construction dont son collègue a besoin.  

            Il peut également passer dans les groupes et aider ceux qui le sollicitent (il assiste le professeur). En renseignant et en corrigeant les autres, il renforcera ses acquis.

            Enfin, dans le cas où des élèves faibles ont à intervenir oralement (poser des questions, émettre une opinion, faire un petit discours, raconter une histoire), dans un cours de conversation par exemple, les plus avancés peuvent tenir les rôles de souffleurs (ou de consultants) et rappeler à voix basse les tournures utiles aux orateurs embarrassés.  

            Donner-leur du temps : du temps pour préparer leur réponse ou leur intervention, du temps pour parler. Soyez patient SVP !

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- Au début, ils sont intéressés mais ça TOURNE COURT, faute d’idées nouvelles.

- Préparez une batterie de questions dont vous trufferez vos activités. Pour relancer le débat, répondez vous-mêmes de temps en temps à certaines d'entre elles. Vous pouvez également échanger des anecdotes avec les élèves : des récits vécus ou des exemples tirés des médias.  

            Les cours de conversation aideront les apprenants à enrichir leur pensée : à se changer les idées. Au lieu d’en rester à leurs opinions et à leurs connaissances de départ et de passer machinalement à autre chose, ils pourront approfondir les sujets et réfléchir sans douleur : en reformulant oralement les arguments des autres (même s’ils ne les partagent pas) et en recherchant des faits nouveaux et différents. (N’oubliez pas de leur montrer l’exemple.)  

            Pariez qu’ils éprouveront la joie de penser et de discuter... en parlant français.

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EXPLIQUER MAIS ...

1.

- Faut-il que j'explique ?

2.

- J'ai expliqué et quelques-uns n'ont toujours pas compris, que faire ?

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- Faut-il que j'explique ?

  - Oui et non.  

            OUI ! quand ce sont des apprenants qui posent les questions et que vous vérifiez poliment qu’elles intéressent plusieurs personnes.  

            OUI ! parce qu'il faut montrer l'exemple. Parvenez devant eux à expliquer un mot- clé... en peu de mots et clairement : 

1) en l’employant dans des phrases  
2) avec des antonymes connus (devinette facile).  

            OUI ! si vous faites comprendre (une construction, une conjugaison) en n'expliquant pas directement... mais  en renvoyant les élèves aux exemples déjà vus en cours et accessibles : répliques du manuel, exercices, etc. Montrez-leur régulièrement comment on réutilise le matériel scolaire. Un trésor est caché dedans.  

            OUI ! Si vous leur montrez comment vous faites pour comprendre un message en français mais aussi, pourquoi pas, en langue 1 ou en anglais ! Étudiez en direct devant eux.  

            NON ! quand un élève le demande à la volée, interrompant l’activité. Notez plutôt sa question, promettez d'y répondre plus tard et ...tenez votre promesse !  

            NON ! quand il s'agit d'expliquer tous les mots difficiles  

1) vos explications seront toujours trop longues  

2) elles empêcheront l'élève de chercher et de deviner par lui-même  

3) elle l'empêcheront d'avoir recours à ses collègues  

4) elles pulvériseront votre cours et feront perdre le sens global du document.  

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- J'ai expliqué et quelques-uns n'ont toujours pas compris, que faire ?

  - Réexpliquer c’est fastidieux, pour vous et pour ceux qui ont tout compris. Au lieu de répéter l'explication aux élèves qui n'ont pas saisi le sens  

·        parce qu'ils n'avaient pas les moyens / les références  

·        parce que vous n'avez pas été clair (vous n’avez pas trouvé les mots ni les phrases qui simplifient, vous n’avez pas donné assez d'exemples)

·        parce qu'ils n'écoutaient pas  

·        parce qu'ils écoutaient distraitement  

...vous faites expliquer par d'autres élèves :  

- ceux qui savaient déjà tout cela  

- ceux qui viennent tout juste de comprendre.  

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FAIRE TRAVAILLER MAIS...  

1.

- Comment faciliter  les apprentissages ?  

2.

-  Un exercice ne marche pas. Que faire ?

3.

- Pourquoi insister sur la DISTRIBUTION DES RÔLES ?  

4.

- Pourquoi mettre les MANUELS et les LEÇONS à la DISPOSITION des élèves ?

5.

- Pourquoi distribuer les CORRIGÉS tout de suite APRÈS L'EXERCICE ? Les élèves risquent de ne pas faire beaucoup d’EFFORTS et de se borner à attendre la solution !?  

6.

- Pourquoi réutiliser les PRODUCTIONS DES ÉLÈVES ? Pourquoi FAIRE CIRCULER les écrits et les enregistrements d’une classe à l’autre ?

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- Comment faciliter  les apprentissages ?

  - Donnez-leur un très grand nombre de tâches faciles à faire, avec des difficultés très progressives qu’ils vaincront aisément. Pourquoi ne pas leur donner l’occasion de réussir cinq choses faciles à la suite au lieu de faire buter un quart d’heure sur une chose difficile (ce qui laisse un cuisant souvenir) ?  

            Vous pouvez aussi leur proposer des tâches difficiles (et annoncées comme telles) qu’ils affronteront individuellement ou en groupe avec leur matériel (livres, cahiers). N’hésitez pas à leur montrer comment vous procédez : comment vous expliquez le passage d’un texte, comment vous vous repérez dans un manuel, ou comment vous transformez une phrase du présent au passé...

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-  Un exercice ne marche pas. Que faire ?

  - Essayons de deviner.  

Hypothèse 1 : Vous n'avez pas suffisamment discuté des Objectifs ni des Règles du jeu. On motive les élèves quand on les traite en personnes responsables. Suspendez l'exercice. Faites une pause négociation, où la classe réfléchira sur l'activité. Résumez oralement leurs idées et leurs propositions en réfléchissant avec vos Plans de Cours. Puis, après cette étape de régulation, reprenez l’activité modifiée avec la classe.  

Hypothèse 2 : Vous êtes resté en retrait de l'activité : vous n'avez pas pris part au dialogue en jouant un rôle avec les élèves, vous n'avez pas osé chanter. Vous avez laissé penser que vous ne croyiez pas vraiment à ce que vous faisiez.  

Hypothèse 3 : Le document que vous avez choisi ne leur plaît pas. Comment alors impliquer vos élèves ? Si vous êtes convaincu qu'il peut les intéresser petit à petit, faites un pari avec la classe au moment de la phase de MISE EN PLACE. Sinon, ayant pris soin de préparer plusieurs documents, vous leur demandez de choisir celui qu'ils préfèrent (ex. : la chanson française qu'ils aiment - ou tolèrent - la mieux).  

Hypothèse 4 : A vous de la trouver !  

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- Pourquoi insister sur la DISTRIBUTION DES RÔLES ?

  - Souvent, l'enseignant se focalise (et se limite faute de temps) sur les documents et les explications. Il oublie le principal : comment faire passer le cours. Ou plutôt comment aider les élèves à apprendre. La question pertinente serait Qu'est-ce que les élèves vont faire ? (et non pas Qu'est-ce que je vais bien pouvoir leur donner ?).  

            C'est la mise en scène du cours qui est déterminante. La distinction et le dosage entre les moments où les élèves travaillent en équipe ou seuls, les moments où l'enseignant se fait écouter des élèves, et enfin ceux où il participe à une activité avec un groupe ou avec la classe.

            La fiche CRÉONS UN PHOTOROMAN  conseille ainsi de travailler en équipe, debout autour d'une table, comme à la conférence de rédaction d'un journal ou à une réunion d'architectes.  

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- Pourquoi mettre les MANUELS et les LEÇONS à la DISPOSITION des élèves ?

- On peut les habituer à recycler ce qu'ils ont étudié. Les leçons et les informations du professeur sont des instruments de résolution de problèmes (elles ne sont plus considérées comme des sources de problèmes : futures révisions pour l'examen).  

            L'élève révise en revenant (d'abord en groupe de travail! puis seul!) sur les traces des cours précédents dont il tire des solutions et des idées nouvelles. Il peut par exemple réutiliser, imiter ou même parodier (c’est pédagogiquement très efficace) les répliques des manuels pour créer des dialogues.  

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- Pourquoi distribuer les CORRIGES tout de suite APRÈS L'EXERCICE ? Les élèves risquent de ne pas faire beaucoup d’EFFORTS et de se borner à attendre la solution !?

  - Dépassez ces craintes non fondées !  

1. Le travail en groupe crée une émulation et les élèves joueront volontiers le jeu.  

2. Vous constaterez que certains demanderont même de retarder la distribution des corrigés.  

3. Parfois des exercices différents seront donnés aux divers groupes. Il suffira de faire corriger l'exercice 1 de l'équipe A par le groupe B et vice versa !  

            Habituez vos élèves à faire des efforts... couronnés de succès.  

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- Pourquoi réutiliser les PRODUCTIONS DES ÉLÈVES ? Pourquoi FAIRE CIRCULER les écrits et les enregistrements d’une classe à l’autre ?

  - Pour reconnaître l'utilité et l'importance de leurs travaux. Pour stimuler leur curiosité. Pour leur montrer ce que d'autres apprenants plus âgés ou plus jeunes ont été capables de faire et favoriser l'émulation.  

            Dans beaucoup d'écoles un peu partout dans le monde, on affiche les textes et les dessins élèves. Exposez leurs photoromans et vous verrez !

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FAIRE COLLABORER MAIS...  

 

- Comment faire participer  les élèves à l’ ÉLABORATION DES SÉANCES ?

  - Demandez-leur de bien vouloir préparer des idées d'activités en relation avec leurs besoins scolaires : liées à l'examen, aux leçons, aux thèmes utiles, etc. Des exercices qui leur conviennent parce qu'ils pensent avoir appris beaucoup de choses grâce à eux ou parce qu'ils se sont sentis à l'aise en parlant français. De votre côté, préparez également quelques activités.  

            La classe choisira un exercice des élèves et un exercice du professeur (séance courte) ou plusieurs activités des élèves et une activité du professeur (séance plus longue). Commencez dès que les tâches et les rôles auront été fixés.  

            Au cas où l’activité proposée exige des documents et un travail d’élaboration particuliers (questions et réponses, organisation des étapes du cours, etc.), vous peaufinerez chez vous l'exercice commandé par la classe.

            Les élèves peuvent aussi mettre au point des quizzes ou des QCM, produire des questions, s’occuper de la télévision et de la vidéo, etc.  

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ÉVALUER MAIS ...

1.

- Comment évaluer ?  

2.

- L'élève est-il évalué ?  

3.

- Il vérifie TOUT SEUL ?  

4.

- Mais les TESTS, les EXAMENS ?  

 

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- Comment évaluer ?

  - Les apprenants aiment savoir où ils en sont. Il est nécessaire de leur permettre d’évaluer ce qu’ils ont fait, même globalement. C'est la fonction des phases C. et D. des fiches de cours.  

            Afin de stimuler la mémoire et l'inférence, utilisez les oeuvres réalisées dans les autres classes, ou présentez les productions anciennes des élèves de la même classe. En corrigeant ce qu'ils ont écrit quelques semaines avant, ou ce que d'autres ont écrit; en reformulant les segments erronés et en employant les formes correctes, ils constateront leurs progrès. Les formes correctement reformulées ou réemployées pourront être considérées "en voie d'acquisition" Au moins!

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- L'élève est-il évalué ?

  - C'est le travail de l'élève qui est évalué. Pour qu’il fasse mieux ou aussi bien la prochaine fois. Il vérifie ce qu’il a fait, par lui-même, avec ses camarades et avec l'enseignant.

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- Il vérifie TOUT SEUL ?

  -  Il y parvient avec le corrigé dont il prend connaissance après avoir terminé l'exercice : Ce que j'ai pensé est juste ou pas. Avec le texte transcrit de la chanson : Je n'ai pas ou j'ai repéré les segments, les mots. Avec l'enregistrement de ce qu'il a dit : J’ai mal ou bien prononcé. Après la réponse de l'enseignant ou avec le corrigé écrit : Ce que j'ai pensé est faux ou juste.  

      Enchaînez ensuite avec un exercice similaire. (Accordez-leur au moins  deux  essais... N'oubliez pas le droit à l'erreur!).  

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- Mais les TESTS, les EXAMENS ?

  - Pourquoi ne pas vous constituer une collection d’épreuves d’examens et entraîner -  sportivement - votre classe au moyen d’une simulation où un apprenant imiterait ...l’examinateur ? Inventez des jeux de rôles aux scénarios dramatiques ou humoristiques. Aidez vos élèves à se familiariser avec les tests et les examens.

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DIFFÉRENCIER MAIS...  

1.

- Que faire avec des débutants ?  

2.

- Comment aider les faux débutants ou les intermédiaires à passer le cap... à décoller du PLATEAU ?

3.

- Que faire dans une classe où il y a des niveaux inégaux ? M'occuper des plus forts ?... Et  les plus faibles !?   M'occuper des plus faibles ?... Et les plus forts ?

4.

- Et s’ils font des EXERCICES DIFFÉRENTS ?  

5.

- Les plus forts expliquent aux plus faibles, tant mieux pour les plus faibles mais où est  l’INTÉRÊT des plus forts !? Ils ont autre chose à faire !  

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- Que faire avec des débutants ?

  - Faites-les beaucoup parler et répéter (voir ci-dessus) : chanter, lire à haute voix, interpréter les dialogues, mémoriser puis réciter. Faites-les également bouger en français : qu’ils miment, qu’ils se déplacent tout en parlant. Qu’ils s’installent dans la langue en maîtrisant l’espace.

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- Comment aider les faux débutants ou les intermédiaires à passer le cap... à décoller du PLATEAU ?

  - Organisez des activités  

1)         de traduction et d’interprétariat - jeu de rôles : Une visite officielle -  

2)         de correction mutuelle ( sachez que celui qui corrige se renforcera plus que celui qui est corrigé, et dites-le à tout le monde!) 

3)         de lecture expressive  

4)         de mémorisation pour jeux de rôles, petits récits ou brèves déclarations  

  ...où ils utiliseront et réutiliseront les structures qui résistent :  

     <> celles qu’ils déforment en les calquant sur leur langue  

     <> celles qu’ils évitent en préférant les structures qui se rapprochent le plus de leur langue.  

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- Que faire dans une classe où il y a des niveaux inégaux ? M'occuper des plus forts ?... Et  les plus faibles !?   M'occuper des plus faibles ?... Et les plus forts ?  

- Deux pistes de solutions :  

1) Ou bien les élèves travaillent sur les mêmes exercices.  

2) Ou bien ils font des exercices différents.  

            Considérons la première solution qui demande moins de préparation à l'enseignant.     On peut différencier les rôles : les plus habiles deviendront vos assistants et aideront les autres dans leur travail. Exemple :  

 

COMPRÉHENSION DE TEXTE

Étapes de la séance :

<1>

Distribution des mêmes exercices et travail individuel.  

<2> 

Des élèves avancés ont tout compris.  

<3> 

Ils vous rejoignent et vous vérifiez leurs réponses avec eux.  

<4>  Ensemble, vous confectionnez des outils supplémentaires. Au choix : questions / réponses, synonymes et antonymes, reformulations de passages, traductions...  
<5> 

Les autres continuent de chercher individuellement. Ils repèrent les points difficiles.  

<6>

Les élèves avancés distribuent les outils (les exercices) créés en <4>.  

<7> 

Les autres les étudient et se regroupent pour améliorer et terminer leur travail. Et ils préparent quelques questions à poser ...aux plus malins. 

<8>  

Correction mutuelle et discussion : les plus faibles interrogent les plus avancés.  

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- Et s’ils font des EXERCICES DIFFÉRENTS ?

  - Souvent, les plus forts - les plus habiles, les plus savants - peuvent réaliser plus de choses plus rapidement ; vous leur donnerez donc des exercices supplémentaires. Pour que les moins avancés en bénéficient, on pourra, plus tard, les inviter à corriger les devoirs supplémentaires des plus habiles (les plus faibles disposeront des avec les feuilles de réponses et des conseils du professeur). En outre, les meilleurs seraient conviés à expliquer (ou reconstituer) leurs démarches à la classe.

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- Les plus forts expliquent aux plus faibles, tant mieux pour les plus faibles mais où est  l’INTÉRÊT des plus forts !? Ils ont autre chose à faire !

  - Vous pouvez affirmer aux plus habiles qu'ils consolident leur maîtrise de la langue. Ils l’approfondissent : ils retrouvent des mots, des expressions, ils inventent des exemples. En expliquant d'un air assuré (secret de Polichinelle ou plutôt d'enseignant) il nous arrive parfois dans la foulée de voir plus clairement... ce que l’on n’avait pas tout à fait compris ! En vérité, tout se passe souvent comme si c'était en enseignant quelque chose ... qu'on le comprenait et qu'on l'apprenait le mieux.

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DES TRAVAUX EN GROUPES, MAIS L’ASSISTANT/E ...  

1.

- Beaucoup de fiches montrent les élèves qui travaillent et  apprennent en groupes entre eux. Et le/la professeur/e ? Elle/il risque de s'ennuyer à ne rien faire !? Ils sont avec un/e enseignant/e, comment profiter de l'occasion pour leur faire écouter du français et parler en français !?

2.

- Encore une fiche ...Quand peut-on improviser ? Il faut tenir compte des situations changeantes, de l’humeur, de la fatigue et des goûts des élèves. Les échanges entre l’enseignant et les élèves doivent être naturels.  

3.

- Ils se retrouvent en groupes... quest- ce que je fais pendant ce temps ?  

4.

- Je n’interviens jamais dans le travail du groupe ?  

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- Beaucoup de fiches montrent les élèves qui travaillent et  apprennent en groupes entre eux. Et le/la professeur/e ? Elle/il risque de s'ennuyer à ne rien faire !? Ils sont avec un/e enseignant/e, comment profiter de l'occasion pour leur faire écouter du français et parler en français !?  

-  La Boîte à Outils vous propose une fiche  : QUE FAIRE AVEC LE PROFESSEUR ?

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- Encore une fiche... Quand peut-on improviser ? Il faut tenir compte des situations changeantes, de l’humeur, de la fatigue et des goûts des élèves. Les échanges entre l’enseignent et les élèves doivent être naturels.

  - Comment éviter à la fois le cours sérieusement préparé mais qui bride les initiatives et la séance sympa qui part à vau-l’eau ? Comment structurer ses cours sans sacrifier ni les échanges spontanés ni les improvisations ?  

            Les fiches de La Boîte à Outils sont modulables. Vous pouvez suspendre le déroulement des activités pour digresser sur le thème et engager le dialogue avec des élèves. Sacrifiez une ou deux activités prévues... que vous leur donnerez à faire à la maison. Les meilleurs cours sont peut-être ceux qui savent ménager des moments d’improvisation dans un cadre rigoureux. Jouez de la dynamique effort / détente (cf. le jazz de John Coltrane).  

Témoignages de professeurs  

    Des élèves sont devenus volubiles lors d’une pause. 

    D’autres ont réfléchi tout haut et discuté en français au moment du BILAN (voir la vidéo).  

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- Ils se retrouvent en groupes... quest- ce que je fais pendant ce temps ?

  - Vous réfléchissez à ce qui se passe. Vous écrivez : vous recopiez des textes sur un transparent. Vous préparez le matériel de la tâche suivante.  

            Vous donnerez l’occasion à vos élèves de vous observer au travail : vous serez l’exemple vivant d’un lecteur ou d’un scripteur en action. Ils verront comment travaille un professeur. Finis les mystères et la prestidigitation !  

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- Je n’interviens jamais dans le travail du groupe ?

  - Mais si. En gros dans deux types de cas :  

1) Quand on vous le demande : vous renseignez, vous dirigez vers les passages du document ou vers les outils qui leur permettront d’élaborer une réponse.

2) Quand vous remarquez que le travail d’équipe doit être amélioré : invitez les élèves à faire une pause et dialoguez avec eux sur le fonctionnement du groupe. Suggérez une autre distribution des tâches et donnez le rôle du questionneur à un élève mis de côté.

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DES TRAVAUX EN GROUPES, MAIS L’ INDIVIDU...  

1.

- Est-ce qu’ils travaillent uniquement en équipe ?  

2.

- Quand l’élève a-t-il l’occasion de s’exprimer longuement à l’écrit ou à l’oral ? de réfléchir un moment seul face à un problème ?

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- Est-ce qu’ils travaillent uniquement en équipe ?  

  -  Un cours dynamique et stimulant alternera les modes de travail : individuellement, en groupe, d’un groupe à l’autre, en séance plénière avec l’assistant... et individuellement. Des fiches conseillent de commencer seul puis de vérifier et compléter avec le groupe ou la classe.  

      Mais, là encore, on alternera. On fera travailler tantôt 1) individuellement puis 2) en groupe, tantôt 1) en groupe 2) individuellement. (Influencé par mes lectures de Vigotsky, je vous conseille même plutôt de faire apprendre une chose tout d'abord à plusieurs, puis de la faire retravailler individuellement.)

            Chaque cours comprend des phases où l’apprenant intervient en personne :  

·        à l’oral : il chante un vers, il pose une question, il lit un paragraphe, il dit une réplique, il fait un exposé... 

·        à l’écrit : il invente une légende pour une photo, il prépare une intervention...  

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- Quand l’élève a-t-il l’occasion de s’exprimer longuement à l’écrit ou à l’oral ? de réfléchir un moment seul face à un problème ?

  - Parfois redoutées des professeurs débutants, les séances avec un très petit nombre d’élèves sont idéales pour individualiser les apprentissages. Chacun fait un exercice particulier, se corrige puis raconte ce qui s’est passé ; ou encore : chaque apprenant a le temps de lire et/ou de s’enregistrer, de s’écouter, de se faire écouter et d’écouter les autres.  

            Dans les autres cas, si vous préparez suffisamment d’activités, vous pouvez distribuer des tâches différentes à chaque élève. Inspirez-vous de la fiche QUE FAIRE AVEC UN TEXTE ?, dont les idées pratiques peuvent se transférer au document vidéo ou audio.

              Enfin, pourquoi ne pas jouer avec les épreuves scolaires ? Pour dédramatiser des situations souvent  stressantes, proposez un entraînement individuel sous la forme de tests, d’examens, que les apprenants passeront sous la forme de simulations avant de s’autocorriger et s’auto-évaluer grâce aux feuilles de corrigés. Utilisez les épreuves des années antérieures et faitez examiner... de bonnes copies d'élèves.  

              Au fait, pourquoi ne pas entraîner vos élèves des classes d'examen à préparer et lire des exposés ou des interventions de 2 ou 3 minutes sur des sujets qui les intéressent et qui correspondent à ceux qu'ils pourront retrouver à l'examen ?  

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