SOMMAIRE

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1- Néologismes et proverbes

        - néologismes des apprenants

        - mots-valises de Français

        - proverbes

2- Fiches pédagogiques 

        - devinettes

        - le tabou

        - charades

        - "Sens dessus dessous" Raymond Devos

3- Liste de livres pour étrangers  

 

Néologismes des apprenants 

 

 

Néologiques ou la logique des néologismes :

 

Ces néologismes ou confusions de paronymes permettent de comprendre la façon dont les apprenants construisent la langue étudiée. Nous savons que les « barbarismes » ou « faux amis » peuvent provenir de la traduction littérale en français d’un mot, d’un verbe, d’une préposition d’une autre langue qui n’a pas d’équivalent en français. L’exemple classique est celui du verbe « visiter » que les apprenants utilisent pour des personnes, en faisant référence à l’anglais : « Je visite ma grand-mère ». De ce fait, il m’a semblé intéressant de faire figurer des néologismes d’apprenants dans ce journal pour veiller (démarche préventive) aux associations d’une langue à l’autre et sensibiliser les apprenants à celles-ci. Je fais figurer la nationalité des apprenants après chaque expression, lorsque je la connais, mais elle ne me permet pas de faire des déductions linguistiques par rapport à leur langue natale vu mon manque de connaissances dans ces langues. De plus, nous verrons que ces néologismes présentent souvent une certaine logique (d’où le terme néologique) puisque les apprenants systématisent des structures ou des règles de grammaire françaises. Ils se font ainsi leur grammaire imaginaire.

Agnès, Emilie et Isabelle ont largement contribué à l’élaboration de cette liste.

 

 

« La France connaît aujourd’hui un régime présidentiable ». Un Ghanéen.

« Pédagologique ». Un Iranien.

Un fan de cinéma est un « cinémaniaque ». Une Islandaise.

« Je m’en fuis ».

« Le masculin de coquette c’est coq ? ».

« Aurais-tu une carte pour les cabinets ? » qui signifie une carte téléphonique pour les cabines.

« J’ai l’habitude d’avoir mal au jambon », expression d’une Chinoise qi a remplacé « aux jambes » par « jambon ».

« Un example. » Une Anglaise.

« Ça expresse. » Une Anglaise pour « ça signifie. »

« Très famaux » Un Ghanéen.

« La soupe aux petits ronds » pour la soupe au potiron. (Un Allemand, une Espagnole, Un Kazakh).

« Aproximadement » pour approximativement (Une Espagnole).

« Solament » pour seulement (Une Espagnole).

  

            M.H.                                                                                                                                                               

 

Néologismes des Français

 

Les mots-valises

 

D’après De Confipote à Fruilodie : un même procédé ? Y a-t-il du nouveau dans les mots-valises ?, mémoire de maîtrise (Lettres Modernes) soutenu en octobre 2002 par Emilie Burkhardt, sous la direction de Mme Corinne DELHAY et en présence de M. Martin RIEGEL (second lecteur). Pour de plus amples renseignements sur le sujet, vous pouvez me contacter à ce courriel : emilieburkhardt@yahoo.fr

 

 

Le mot-valise est un procédé de néologie lexicale de plus en plus fréquent dans la société française. Né dans la littérature (Rabelais), il y a pris son essor au fil des siècles et se trouve aujourd’hui exploité dans de multiples domaines, comme la publicité, le journalisme, les vocabulaires techniques, etc. Certaines occurrences figurent même aujourd’hui dans les dictionnaires. C’est pourquoi il peut sembler important de sensibiliser des apprenants de Français Langue Étrangère à ce type de formation linguistique : ceux-ci pourraient en effet être désarçonnés par ces créations s’ils ne les ont jamais rencontrées, notamment lorsqu’ils vivent en France.

Il existe différentes formes de mots-valises : grossièrement, ce procédé consiste à fusionner deux ou plusieurs mots en un seul, le plus souvent par le biais d’un segment homophone commun aux constituants. Le sens du néologisme obtenu est alors lié à celui de chacun de ses constituants. Les mots-valises les plus simples et les plus courants procèdent à la fusion de la partie finale d’un mot avec la partie initiale du mot suivant, comme dans location (vélo + location), nom d’une entreprise de location de vélos.

Je ne souhaite pas m’attarder ici sur la morphologie du mot-valise, mais plutôt proposer une liste des occurrences les plus courantes de ce procédé, qui pourraient servir à l’introduction de sa formation dans une classe de F.L.E. Une fois sensibilisés, les apprenants ne devraient avoir aucun mal à repérer, et à comprendre les termes qu’ils rencontreront.

 

 

Mots-valises courants en français

(les termes présents dans le Petit Robert sont signalés en italique)

 

Adulescent :               (adulte + adolescent) terme journalistique  qui désigne ces adultes de 30 ans, de plus en plus nombreux, qui cultivent un retour à l’enfance excessif.

Alicaments :               (aliment + médicament) aliments utilisés pour soigner.

Confipote :                 (confiture + compote) marque de confiture allégée

Distribanque :            (distributeur + banque) automates bancaires

Les Eurockéennes        (européennes + rock) nom d’un festival de musique à Belfort

Foultitude :                (foule + multitude) terme créé par Victor Hugo, exprime une grande quantité

Franglais :                 (français + anglais) terme inventé par R. Etiemble, désigne la langue mi-anglais mi-français en vogue de nos jours.

Les Inrockuptibles :   (incorruptible + rock) nom d’un magazine hebdomadaire

Photocopillage :          (photocopie + pillage) slogan pour éviter les abus de photocopies « le photocopillage tue le livre »

Potimarron :              (potiron + marron) variété de petit potiron

Restoroute :                (restaurant + route) restaurants sur les aires d’autoroutes (ancien nom de marque)

Rurbain :                    (rural + urbain) désigne une zone rurale urbanisée car située à proximité d’une ville.

Sidaction :                  (sida + action) nom de la journée d’action contre le sida

Spormédien :              (sport + comédien) sportif simulant une chute ou une douleur terrible pour accuser son adversaire de faute.

Stagflation :               (stagnation + inflation) situation économique de stagnation de l’activité et d’inflation des prix.

Vélocation :                (vélo + location) nom  d’une entreprise de location de vélos

 

E.B.   

 

Proverbes

 

 

Les proverbes en disent long sur l’origine de l’apprenant et  sur sa représentation du monde. Nous allons énumérer des proverbes ghanéens, islandais et iranien que les apprenants du D.A.F.E.T. (Dispositif d’Aide en Français aux Etudiants Etrangers) ont présenté lors d’exposés oraux.

 

Proverbe ghanéen en langue akan :

Le crabe n’enfantera jamais un oiseau.

Equivalent français : tel père, tel fils.

 

C’est avec un autre poisson qu’on pêche des poissons.

Equivalent français : On ne fait pas d’omelette sans casser les œufs.

Celui qui n’a pas voyagé pense que sa mère est la meilleure cuisinière vivante.

 

Proverbes islandais :

L’enfant qui est élevé à la maison (toujours au même endroit) reste bête ou imbécile.

 

Il vaut mieux avoir un oiseau dans la main que deux dans la forêt.

Ce qui signifie qu’il est préférable d’avoir peu de choses mais sûres que beaucoup incertaines.

 

Il est trop tard de couvrir le puits quand l’enfant est tombé dedans.

Celui qui n’a pas de livre est aveugle.

Un mauvais rameur blâme la rame.

On a déjà fait la moitié du travail quand on a commencé.

Le buffle qui arrive en retard doit boire dans l'eau trouble.

 

Expression iraniennne :

C’est tellement bon qu’on s’en mange les doigts.

 

M.H.

 

Fiches pédagogiques

 

 

Quelques jeux pour les cours de langue

1. Les devinettes                                       

 

1.         Vous pouvez commencer ou finir un cours avec des faux débutants, des niveaux intermédiaires ou avancés par ces quelques devinettes. Les apprenants cherchent en groupe les réponses à ces énigmes. Vous faites une mise en commun. Ensuite eux-mêmes, en groupe toujours, inventent des énigmes similaires qu’ils écrivent sur une feuille. Vous passez dans les groupes pour vérifier la production écrite. Ils les lisent chacun leur tour, et une nouvelle fois, les autres doivent trouver la réponse. Vous pouvez ramasser leurs productions pour compléter votre liste de devinettes ou pour corriger leurs écrits si vous n’avez pas eu le temps d’y jeter un œil pendant le cours.

 

Je connais par cœur mon alphabet, tous les mots qui existent. Les membres de ma famille s’appellent Littré, Robert et Larousse. Je suis unilingue ou bilingue.

Le dictionnaire.

 

Je réponds toujours quand on me demande l’heure à condition qu’on me remonte. Je réveille la maison toutes les heures, je me trouve dans les salons ou dans les gares.

L’horloge.

 

Je peux être lexical, de course, d’action, de coton.

Le champ.

 

Nous sommes nombreuses, proches ou lointaines, habitées ou non, visitées ou non.

Les planètes.

 

                   Je me promène par paire, je suis indispensable aux myopes et inutile aux aveugles. Je lis beaucoup. Je me casse souvent dans les cours d’école. Je suis en voie de disparition depuis l’apparition des lentilles dont on fait tout un plat.

            Les lunettes.

 

Je suis énergique et puissante, j’ai remplacé la cire, l'huile ou la bougie au XIX ème siècle.

L’électricité.

 

Quand on me met en boîte, je ne me fâche pas, mais si on me craque, je m’enflamme.

L’allumette.

 

Je suis composée de fragments de couleurs différents qui, associés, forment un motif. On me trouve partout dans le monde. Je suis célèbre en Italie, en Ouzbékistan.

La mosaïque.

 

Je fixe un moment, je perds rarement la mémoire, je suis en  noir et blanc et en couleur, on me trouve dans les journaux, dans les familles. (J’ai mis les Impressionnistes dehors).

La photographie.

 

Je suis un instrument de musique à cordes, triangulaire, on pince mes cordes des deux mains, je touche le sol, je suis souvent seul dans un orchestre.

La harpe.

 

Je suis vert, long, j’ai de grandes dents, je vis dans les fleuves d’Afrique, je fais peur, ma peau est très recherchée pour les sacs et portefeuilles. Mes larmes sont fausses.

Les crocodiles.

 

Je peux voyager jour et nuit sans jamais quitter mon lit. Qu’il fasse chaud ou qu’il fasse froid, je vais toujours à la mer. Quand je suis de diamants, on me porte autour du cou. Qui suis-je ?

Une rivière.

 

J’ai quatre pieds mais je ne marche pas. J’ai une tête mais ne parle pas. On passe le tiers de sa vie sur moi. Qui suis-je ?

Le lit.

 

Je me cache le jour et ne brille que la nuit. Je grossis et maigris sans jamais rien manger, quelque fois ronde comme un ballon, quelque fois mince comme un sourire. Et Tintin et Milou ont marché sur moi bien avant l’homme. Qui suis-je ?

La lune.

 

J’ai six faces toutes marquées de points noirs. On me lance et je roule pour jouer. Qui suis-je ?

Le dé.

 

2. Le tabou 

 

Un autre jeu de langue est « le tabou ». Il s’agit de faire deviner un mot à un groupe de personnes en n’utilisant pas d’autres mots interdits qui lui seraient spontanément associés. Cette activité encourage la formulation de paraphrases descriptives et pousse les apprenants à utiliser des synonymes. Ce jeu drôle remporte un grand succès mais il pousse aussi les apprenants à la reformulation et à se faire comprendre avec un nombre de mots limités.

Exemple :

Faire deviner le mot PIANO, mais il ne faut pas dire « musique », « instrument », « pianiste »…

L’élève pourra dire : « Il est blanc et noir, on le voit dans les concerts, le joueur est assis et appuie sur des pédales, parfois il est à queue, le clavecin est de la même famille… »

Préparez des fiches à l’avance avec les mots à faire deviner et, en-dessous ceux qui ne doivent pas être utilisés pour la description.      Prenez des mots du quotidien pour les faux débutants et intermédiaires. Ce jeu est exploitable à tous les niveaux. Pour les avancés il suffira d’ajouter des mots interdits ou de faire deviner des mots moins courants, des expressions, des verbes. Vous pouvez vous aider du jeu commercialisable qui porte ce nom pour confectionner vos fiches.

L’écriture de devinettes nécessite l’emploi des pronoms relatifs. Ainsi, elle peut clore une séance sur ce thème grammatical. Les productions d’apprenants relevées par Emilie Burkhard en sont une illustration :

« C’est un lieu où l’on parle, qui a des murs de verre, qui ressemble à la forme de la France, où tu ne vois rien mais tout le monde te voit, pour utiliser cet endroit il faut un carré de plastique, on trouve cet endroit partout en France, souvent, il y en a deux ou trois dos à dos et il ressemble à ce que font les abeilles, quand on est dans cet endroit il faut fermer la porte sinon on entend les sons de la rue ». Réponse : la cabine téléphonique. (Jacoba, une Américaine.)

 

« C’est un truc qui peut avoir de multiples formes et couleurs, par exemple il peut être rond ou carré, c’est un objet qui est doux et léger normalement mais qui peut aussi prendre du poids, on peut l’utiliser seul ou devant un public, on l’utilise avec de l’eau, il se trouve dans la cuisine, à l’école, dans la salle de bain. ». Réponse : l’éponge. (Une étudiante du D.A.F.E.T.)

 

3.  Les charades

 

Cf. Futur numéro du journal en juin. D’ici là vous pouvez consulter le site : http://banska.alliance.free.fr/CHARADE.HTM sur lequel se trouve toute l’activité pédagogique.

 

M.H.

 

4.    Exploitation pédagogique d’un sketch de Raymond Devos :  Sens dessus dessous.

 

 Raymond DEVOS, Sens dessus dessous, Ed. Stock, 1978. Prix approximatif : 3 euros 50.

 

Le sketch est disponible dans le manuel 350 exercices de phonétique, 1994, Paris, Hachette, collection "Exerçons-nous", p. 32-33.

En utilisant un moteur de recherche, comme www.google.com et en tapant devos sens dessus, on trouve également le texte sur http://www.chez.com/nicohx1/Page/Raymond.htm.

 

L’intérêt des textes de Raymond Devos n’est plus à démontrer pour la classe de FLE. Leur pouvoir comique et leurs multiples jeux phonétiques permettent en effet des activités ludiques autant que productives. Je présenterai ici un texte de cet auteur, qui m’a permis de mener une séquence d’1h30 particulièrement stimulante avec un groupe d’étudiants avancés (une douzaine).

 

Comme on pourra le constater dans le descriptif des activités liées au texte, l’extrait proposé permet un grand nombre d’activités variées, portant aussi bien sur le lexique, la phonétique, l’accès aux jeux de langue ainsi qu’à certaines structures grammaticales. Le texte fonctionne également comme un déclencheur de conversation.

 

Scénario proposé

1) Introduction

Commencer par introduire les termes dessus et dessous en insistant sur le fait qu’il s’agit de paires minimales, et qu’il convient donc de parvenir à les distinguer et à les prononcer parfaitement.

On pourra revoir avec les apprenants les locutions au-dessus et en dessous, en mettant également en valeur leur orthographe (trait d’union).

On demandera également aux étudiants s’ils connaissent des expressions utilisant un de ces termes. Certains étudiants m’ont notamment cité l’expression avoir le dessus.

2) Compréhension orale

Après cette introduction, on fera découvrir le texte en compréhension orale. Si l’enseignant dispose de la vidéo du spectacle, il pourra la diffuser aux apprenants. Sinon, il lui suffira de lire le texte devant sa classe (attention à s’entraîner au préalable !).

On pourra ensuite poser aux élèves des questions de compréhension globale : ce qu’ils ont compris de l’histoire, s’ils ont relevé des jeux langagiers ou phonétiques, etc…

Un seconde lecture peut être nécessaire au vu de la difficulté du texte.

 

3) Compréhension écrite individuelle.

On laissera les apprenants découvrir le texte en compréhension écrite.

On pourra également leur demander de relever toutes les expressions comportant les termes dessus et dessous, ainsi que les autres jeux de mots.

 

Liste des termes à relever :

 

Sens dessus dessous

Être au-dessus de (« je suis au-dessus de ça »)

Compter sur quelque chose / compter dessus

Là-dessus

Bras dessus, bras dessous

Les dessous (sous-vêtements) / les dessus

Tomber sur quelque chose / tomber dessus

Taper sur quelque chose / se taper dessus

Avoir le dessus

 

Jeux de mots

« je n’ai pas de sous »

« ils étaient tous les deux soûls »

 

 

4) Correction

On procèdera ensuite à une correction collective de cet exercice : les apprenants donneront les expressions relevées et l’enseignant pourra les écrire au tableau. On pourra aussi expliciter parallèlement les autres problèmes de vocabulaire du texte.

 

Cet exercice permet l’introduction d’expressions idiomatiques plutôt familières. Il offre également la possibilité de sensibiliser les apprenants au système de reprise anaphorique par les termes dessus et dessous, comme dans les exemples :

je compte sur mon augmentation à je compte dessus

            je tombe sur Paul à je lui tombe dessus

            je tape sur mon frère à je lui tape dessus – nous nous tapons dessus

J’ai constaté que cette distinction était difficile pour les apprenants. Pour en vérifier la compréhension, on peut leur demander d’écrire chacun une phrase avec l’une ou l’autre de ces structures, puis de la lire à la classe : cela permet une étape de production écrite assez ludique, et aide manifestement les élèves à comprendre ce phénomène.

 

4) Travail phonétique

On passera ensuite à une phase de lecture orale et expressive du texte : ceci permet notamment de corriger la prononciation des phonèmes [y] et [u], et de travailler sur le rythme et l’intonation de la lecture (nombreuses exclamations). Notons qu’un travail sur le son [O] est également possible, car certains apprenants prononce [dEsy] et [dEsu].

Pour stimuler les apprenants, il est possible de leur demander de s’entraîner d’abord individuellement à l’oral (ou par deux).

 

5) Conversation

Enfin, on passera à une phase de conversation avec le groupe : on pourra discuter de l’intérêt et de la difficulté du texte, de son pouvoir comique. On pourra également parler des jeux de langues en général en France et ailleurs, introduire quelques fourchelangues ou demander aux apprenants d’en donner dans leur langue, etc.

 

Le déroulement de cette séquence n’est proposé qu’à titre indicatif, afin de montrer la diversité des activités pouvant être liées au texte d’étude. Il va de soit que les différentes étapes peuvent être modulées au gré de l’enseignant et en fonction du niveau des apprenants.

 

6) D’autres activités sont également possibles

 

- Pour travailler la discrimination de [y] et [u], on pourra dicter aux apprenants une partie du texte. On pourra aussi leur donner un extrait à trous qu’ils rempliront pendant la phase de compréhension orale.

- Diverses activités de production écrite peuvent aussi découler de ce travail : écrire des phrases avec les expressions apprises, ou encore un texte « à la manière de » Devos reprenant les expressions sur un autre sujet.

Enfin, le texte peut être un bon support pour l’étude des connecteurs logiques et des propositions relatives et complétives.

 

E.B.

 

Livres de littérature francophone pour un public de Français Langue Etrangère

 

 

Cette liste de livres est indicative. Elle répond à la demande d’étudiants souhaitant avoir des références d’ouvrages de littérature française. Le nom des auteurs qui pourraient être lus par des étudiants intermédiaires figure en caractère gras. Les livres de la collection Lecture Facile semblent tout à fait adaptés à ce public. Les étudiants avancés n’auront qu’à choisir un ou des auteurs dans cette liste qui donne un aperçu non exhaustif de la littérature française. Ils peuvent aussi se procurer en librairie d’autres livres dans les éditions FOLIO à 2 euros ou LES MILLE ET UNE NUITS à 1,50 euros. Les livres de ces éditions ne sont pas chers et restent d'un niveau de langue accessible.

 

·        XVIIème siècle :

MOLIERE, Don Juan.

 

·        XVIIIème siècle :

PREVOST L’Abbé, Manon Lescaut.

 

·        XIXème siècle :

BALZAC Honoré de, Le père Goriot.

HUGO Victor, Claude Gueux. (Ebauche de Jean Valjean à 1 euro 50).

FLAUBERT Gustave, Bouvard et Pécuchet.

 

·        XXème siècle :

ALAIN-FOURNIER, Le grand Meaulnes.

ARNAUD, Le salaire de la peur.

BARJAVEL, La nuit des temps.

BAZIN Hervé, Vipère au poing.

CAMUS Albert, L’étranger.

CENDRARS Blaise, L’or.

COLETTE, La Chatte, Dialogue de bêtes.

DURAS Marguerite, L’amant,

Pluie d’été, (Théâtre)

Hiroshima mon amour.

GENET Jean, Les bonnes. (Théâtre)

KESSEL Joseph, Le lion.

LE CLEZIO Jean-Marie, La ronde et autres faits divers.

MALRAUX André, La condition humaine.

MAURIAC François, Le désert de l’amour.

MERIMEE Prosper, La vénus d’Ille.(Nouvelle)

NOTHOMB Amélie, Stupeur et tremblements.

QUENEAU Raymond, Zazie dans le métro.

ROUAUD Jean, Les champs d’honneur.

SARRAUTE Nathalie, Enfances. (Autobiographie)

SARTRE Jean-Paul, Les mots. (Autobiographie)

SIMENON Georges, La maison au bord du canal.

SUPERVIELLE Jules, L’enfant de la haute mer.

VALES Jules, L’enfant.

VIAN Boris, L’écume des jours. L’arrache Cœur.       

 

·        Poésie :

APOLLINAIRE Guillaume, Alcools, Calligrammes.

ELUARD Paul, Mourir de ne pas mourir.

DESNOS Robert, Poèmes du bagne.

MICHAUX Henri, La vie dans les plis.

PREVERT Jacques, Paroles.

RIMBAUD Arthur, Poésies.

VERLAINE Paul, Poèmes saturniens.

 

·        Ecrivains francophones :

BEN JELLOUN Tahar, La nuit sacrée, L’enfant de sable.

CONFIANT Benjamin, Cahier de Romances, Contes créoles des Amériques.

                                  

·        A la bibliothèque du Portique :

Dans la Collection Lecture Facile vous pouvez lire de grandes œuvres de la littérature française adaptées à un public étranger :

Hugo Victor, Notre Dame de Paris.

Fantine.

Cosette. (Les misérables).

Maupassant, Bel- ami.

            Mérimée, Carmen.

Molière, Le bourgeois gentil homme.

Renard Jules, Poil de carotte.

Simenon, L’affaire Saint Fiacre.

Simenon, Maigret tend un piège.

Verne Jules, Le tour du monde en 80 jours.

Voltaire, Candide.

Zola, Au bonheur des dames.

 

·        Pour professeurs et apprenants (Bibliothèque du Portique, 448.4/ LIRE ) :

 

Il existe deux livres d’extraits littéraires en français avec l’étude du lexique et des questions de compréhension et d’analyse littéraire :

Arm Helmy Ibrahim, A lire après 100 heures de français, Clé International, 1989, Paris.

( Roy, Desnos, Eluard, Bosco, Fort, Goscinny, Prévert, Apollinaire, Tardieu, Courteline…)

 

Arm Helmy Ibrahim, A lire après 250 heures de français, Clé International, 1989, Paris.

( Michaux, Yourcenar, Cossery, Fessaguet, Perec, Laîné, Des Forêts, Giono, Gracq)

 

Bibliographie F.L.E.:

 

·        La grammaire progressive du français pour les débutants, Clé International.

·        HINGLAIS Sylvaine, Saynètes et dialogues pour jouer la grammaire française.

·        DEMOUGIN Françoise et DUMONT Pierre, Savoir et faire en français. Cinéma et chanson : pour enseigner le français autrement. Une didactique du français Langue seconde, Delagrave Edition, 1999.

·        AUGE Hélène, BOROT Marie-France et VIELMAS Michèle, Jeux pour parler, jeux pour créer, Paris, CLE international, 1989.

·        CORE Jean-Marc et DEBYSER Francis, Jeu, langage et créativité. Les jeux dans la classe de français, Hachette F.L.E., Paris, coll. Le Français Dans Le Monde, 1991.

·        WEISS François, Jouer, communiquer, apprendre, Hachette, Paris, Livre Français Langue Etrangère, 2002.

 

 

Sujets de mémoires de maîtrise

 

Isabelle Hild : « Ma recherche traite de tous les supports permettant de motiver au mieux les apprenants pour qu’ils prennent la parole. (Textes de théâtre, poésie et surtout les chansons). J’aimerais d’ailleurs avoir si possible des ressources dans ce domaine. »

 

La rédaction du journal

 

Burkhard Emilie : emilieburkhardt@yahoo.fr

Friess Agnès : agnes@orcom.net.nz

Heimburger Marie : rimapito@yahoo.fr (rédactrice en chef)

Hild Isabelle : zabou22@voilà.fr